130.02 - Journaux
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Qu'en est-il des la position des partenaires sociaux?
Les partenaires sociaux, réunis au sein du G10, ont négocié un accord alternatif en avril 2026. La principale avancée de cet accord est la suppression du centenindex dans le secteur privé. Toutefois, cette suppression n’est pas totale, puisque la mesure reste en partie d’application dans le secteur public et pour certaines allocations, même si des corrections sont prévues.
L’accord comprend également d’autres adaptations importantes, notamment une modification de la manière dont les prix de l’énergie (gaz et électricité) sont pris en compte dans le calcul de l’index. L’objectif est de rendre cet index plus stable et plus représentatif des prix réels, en tenant compte des anciens contrats d’énergie toujours courants et en lissant les fluctuations grâce à une moyenne des prix sur douze mois. En parallèle, le maintien du tarif social pour l’énergie est confirmé, ce qui permet de continuer à protéger un grand nombre de ménages vulnérables contre les hausses de prix.
La CSC soutient cet accord parce qu’il permet d’éviter une mesure fortement négative pour les travailleurs tout en préservant l’essentiel du système d’indexation automatique. Elle limite les pertes de pouvoir d’achat, garantit une plus grande stabilité et protège mieux les ménages les plus fragiles. Elle permet également d’éviter des scénarios encore plus défavorables qui étaient envisagés, comme une modification plus profonde du système d’indexation et des barèmes. -
Quelle est la perte de salaire liée à l'indexation annuelle?
Imaginons un travailleur gagnant 5.000 euros brut par mois, indexé une fois par an en janvier, et une inflation de 2% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027 :
- (4.000 + 4.000 X 2%) + (1000 + 1000 X 0%) = 4.080 + 1.000 = 5.080 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027: (5.000 + (5.000 X 2%)) = 5.100 euros.
Prenons le même travailleur mais avec une inflation de 4% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027:
- (4.000 + 4.000 X 4%) + (1.000 + 1.000 X 2%) = 4080 + 1020 = 5.100 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027: (5.000 + (5.000 X 4%)) = 5.200 euros.
Pour un travailleur dont le secteur applique une indexation mensuelle, l'inflation mensuelle est structurellement bien en-dessous de 2% (souvent autour de 0,1% à 0,4% par mois). Dans ce cas, les règles de la loi-programme sur le centenindex prévoient un principe de report cumulatif: le plafonnement du centenindex s'applique jusqu'à ce que le seuil de 2% d'indexation soit atteint. Tant que le cumul des indexations successives n'affiche pas 2%, le blocage reste actif mois après mois pour la tranche de revenu supérieure à 4 000 euros.
Concrètement:
- Pour la tranche de salaire jusqu'à 4 000 euros brut: L'indexation mensuelle s'applique normalement et entièrement chaque mois.
- Pour la tranche supérieure à 4 000 euros brut: Cette partie du salaire n'est pas indexée tant que le total cumulé des indexations mensuelles n'a pas atteint la barre des 2%.
Imaginons un travailleur salairé gagnant 5 000 euros brut dont le secteur applique une indexation mensuelle:
Mois 1 (Indexation de 1 %) :
- Les premiers 4.000 euros augmentent de 1% (+40 euros).
- Les 1.000 euros restants ne bougent pas.
- Nouveau salaire: 5 040 €.
Mois 2 (Indexation de 1,5%) :
- Le cumul sectoriel passe à 2,5% (1% + 1,5%). Le plafond des 2% est franchi.
- Pour atteindre ces premiers 2%, une indexation de 1% est appliquée aux premiers 4.000 euros. Ce 1% n'est toujours pas appliqué à la partie supérieure à 4.000 euros. Cela donne à nouveau une augmentation de 40 euros.
- La partie de l'inflation supérieure à ces 2% — dans ce cas, 0,5% — est ensuite appliquée à l'ensemble du salaire, soit + 25,2 euros.
- Le salaire brut total s'élève à 5.105,2 euros.
Pour une indexation mensuelle, le blocage de la tranche supérieure à 4.000 euros n'est pas permanent. Le salaire est "freiné" uniquement sur les premiers 2% d'indexation calculés à partir du 1er juin 2026. Une fois cette réserve de 2% épuisée par le cumul des indexations mensuelles, le salaire recommence à grimper normalement.
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Y a-t-il des exceptions?
Si l'inflation dépasse 2%, un autre mode de calcul s'applique. Dans ce cas, on se base sur le taux d'inflation et on en déduit 2% pour calculer l'indexation. -
Comment calcule-t-on le centenindex?
Les salaires bruts jusqu’à 4 000 euros sont indexés. Les allocations jusqu'à 2 000 euros également.
La partie du revenu qui dépasse 4.000 euros pour les salaires et 2.000 euros pour les allocations n’est plus indexée.
Avec cette mesure, les travailleurs et bénéficiaires d’allocations ne perdent pas seulement du pouvoir d’achat immédiatement, mais aussi sur le long terme, puisque cette diminution a des effets cumulés et influence également les barèmes et les augmentations futures.
Bon à savoir :
- Le terme « salaire » désigne le salaire mensuel brut.
- Les primes et autres avantages extralégaux ne sont pas pris en compte dans le calcul.
Y a-t-il des exceptions?
Si l'inflation dépasse 2%, un autre mode de calcul s'applique. Dans ce cas, on se base sur le taux d'inflation et on en déduit 2% pour calculer l'indexation.
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Qu'est-ce que le centenindex?
Le « centenindex » est une mesure décidée par le gouvernement dans le cadre des discussions budgétaires. Elle fait partie de la loi-programme approuvée par la Chambre le 29 mai 2026. Le centenindex prévoit une double réduction partielle de l’indexation automatique en 2026 et en 2028. -
Quelle est la position de la CSC?
Pour la CSC, cette mesure est fondamentalement problématique. Elle constitue une atteinte directe au mécanisme d’indexation automatique, qui relève normalement de la concertation sociale entre partenaires sociaux.
En outre, elle provoque une perte durable de pouvoir d’achat, s’applique de manière injuste – notamment parce qu’elle ne tient pas compte des situations familiales dans le cas des allocations – et s’avère particulièrement complexe à mettre en œuvre dans de nombreux secteurs. Enfin, même si une partie du bénéfice pour les entreprises doit théoriquement être reversée, la mesure constitue globalement un avantage pour les employeurs, financé par les travailleurs.
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Qu'allez-vous perdre?
Imaginons un travailleur gagnant 5.000 euros bruts par mois, indexé une fois par an en janvier, et une inflation de 2% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027 :
- (4000 + 4000 X 2%) + (1000 + 1000 X 0%) = 4080 + 1000 = 5080 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027 : (5000 + (5000 X 2%)) = 5100 euros.
Prenons le même travailleur mais avec une inflation de 4% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027 :
- (4000 + 4000 X 4%) + (1000 + 1000 X 2%) = 4080 + 1020 = 5100 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027 : (5000 + (5000 X 4%)) = 5200 euros.
Pour un travailleur dont le secteur applique une indexation mensuelle, l'inflation mensuelle est structurellement bien en-dessous de 2 % (souvent autour de 0,1 % à 0,4 % par mois). Dans ce cas, les règles de la loi-programme sur le centenindex prévoient un principe de report cumulatif : le plafonnement du centenindex s'applique jusqu'à ce que le seuil de 2 % d'indexation soit atteint. Tant que le cumul des indexations successives n'affiche pas 2 %, le blocage reste actif mois après mois pour la tranche de revenu supérieure à 4 000 €.
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Départs collectifs depuis Bruxelles
Aucun départ n'est prévu depuis Bruxelles pour se rendre à Namur. -
Aperçu des cotisations par région
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Frontalier Luxembourg (double affiliation CSC-LCGB)
Si vous travaillez au Grand-Duché du Luxembourg, vous bénéficiez de ladouble affiliation CSC-LCGB en payant une cotisation unique suite à un accord bilatéral entre la CSC et le LCGB Valable pour les fédérations CSC Liège-Verviers-Ostbelgien et CSC Luxembourg.
- Temps plein, temps partiel > 1/2 temps : € 22,62
- Temps partiel inférieur ou égal à un mi-temps : € 19,62
- Chômeur invalide prépensionné pensionné : € 19,62
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Chômage ou incapacité de travail
- Chômeur complet (après 3 mois de chômage) : € 14,11
- Chômeur complet avec allocation d’insertion : € 10,84
- Malades (après 3 mois de maladie, attestation requise) : € 8,68
- Membres sans revenu professionnel : € 6,33
- 1/2 temps devenu chômeur (CNE) : € 10,84
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Pension ou RCC (prépension)
- Pensionné du secteur privé : € 6,33
- Pensionné des services publics : € 7,55
- Pensionné Bpost, SNCB, Proximus, skeyes, RTBF/VRT : € 7,47
- Pensionné CNE : € 8,20
- Pensionné CSC-Enseignement : € 6,98
- Système de chômage avec supplément d’entreprise (RCC – après 3 mois) : € 15,07
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Enseignement
Montants mensuels des cotisations au 1er janvier 2026
Pour calculer votre contribution annuelle réelle, vous devez déduire le montant de votre prime syndicale.
21,33 € : charge supérieure à un mi-temps (personnel enseignant et assimilé* - personnel administratif - personnel auxiliaire d'éducation) -personnel en DPPR partielle: type II, II et IV
15,07 € : personnel en DPPR temps plein
14,80 € : charge inférieure ou égale à un mi-temps (personnel enseignant et assimilé* - personnel administratif - personnel auxiliaire d'éducation) - Personnel puériculteur sous contrat ACS-APE/PTP (Enseignement ordinaire)
14,11 € : personnel en interruption de carrière totale
6,98€ : personnel parascolaire ou de surveillance extrascolaire (uniquement réseau libre -CP 225) - personnel en congé sans solde ou sans revenu
11 € : formule réservée aux jeunes travailleurs de moins de 25 ans durant leur première année d'affiliation (voir cotisations pour les les jeunes)
*Universitaire (AESS) – Régent-e / Bachelier-ère (AESI) – Instituteur-trice - Personnel de direction ou de sélection – Personnel d’inspection – Personnel technique des CPMS – Personnel paramédical et puériculteur de l’enseignement spécialisé - Puériculteur-trice nommé-e à titre définitif dans l’enseignement ordinaire – Psychomotricien-ne dans l’enseignement maternel. -
Les jeunes
Affiliation gratuite:
- < de 25 ans, étudiant et affilié en période d’insertion professionnelle : GRATUIT
Affiliation jeune travailleur:
- < de 25 ans et 1ère affiliation payante pour un jeune travailleur pendant 12 mois : € 11,00
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Secteur privé et services publics
- Cotisation standard travailleurs et freelancers (temps plein et temps partiel plus grand qu’un mi-temps) : € 22,52
- Actifs à temps partiel privé (max. à mi-temps et sans allocations) : € 15,23
- Employés du secteur de la distribution à Bruxelles (y compris à temps partiel) : € 22,52
- Crédit-temps/interruption de carrière à temps plein avec indemnité : € 10,84
- Actifs à temps partiel services publics et skeyes, bpost, SNCB, Proximus, RTBF/VRT (max. mi-temps et sans allocation) : € 14,80
- Ouvriers handicapés dans des entreprises de travail adapté (ateliers protégés et ateliers sociaux) à Bruxelles (19 communes) : € 12,23
- Ouvriers handicapés dans des entreprises de travail adapté (ateliers protégés et ateliers sociaux) en Wallonie : € 10,96
- Membres dont l’occupation est réduite en raison d’un plan collectif (Proximus) : € 18,47
- Cotisation standard membres temps plein CSC-Transcom et CSC-Services Publics (y compris temps partiel plus grand qu’un mi-temps) : € 21,33
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Mieux lutter contre la fraude et développer l’expertise interne au sein des pouvoirs publics
- En ramenant l’écart de TVA – c’est-à-dire les recettes perdues par l’État en raison de la fraude à la TVA – au niveau de la moyenne européenne, il serait possible de récupérer 1,6 milliard d’euros.
- Moins recourir à la consultance externe et renforcer l’expertise interne permettrait d’économiser 200 millions d’euros.
- Une première étape vers l’instauration d’une taxe sur les grandes entreprises qui utilisent notre infrastructure numérique est estimée à 1 milliard d’euros – et il s’agit là d’une estimation prudente.
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Un euro est un euro! Fin du bricolage fiscal > 15,182 milliards d’euros
Actuellement, les revenus du travail sont taxés de manière disproportionnée par rapport aux revenus du capital. Ce système est injuste et crée des déséquilibres.
- Par exemple, certaines entreprises rachètent leurs propres actions. Cette pratique augmente la valeur des actions et permet de récompenser les actionnaires, souvent avec des conditions fiscales avantageuses. Les travailleurs, eux, ne reçoivent pas leur part de la plus-value qu’ils ont créée. Une cotisation équitable sur le rachat d’actions propres rapporterait 1 milliard d’euros.
- Un autre exemple de bricolage fiscal: la rémunération des travailleurs (souvent des cadres supérieurs) en options sur des actions. Ces «paiements» bénéficient d’un régime social plus avantageux qu’un salaire. La réforme de l’imposition des options sur actions permettrait de récupérer 756 millions d’euros.
- Enfin, la création de sociétés de management permet à certains de payer moins d’impôts et de cotisations en changeant simplement de statut, alors qu’ils font le même travail que des salariés. Mettre fin à ces avantages indus, c’est arrêter l’évasion fiscale déguisée et garantir que chacun contribue équitablement à la sécurité sociale et aux services publics. Lutter contre ce système rapporterait 526 millions d’euros.
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Des cotisations justes. À travail égal, salaire égal! > 1,83 milliard d’euros
Les cotisations réduites pour les flexi-jobs ou les jobs étudiants sont un cadeau empoisonné. On a l’impression de gagner davantage aujourd’hui, mais on cotise moins pour sa pension, l’accès au chômage et aux services publics de manière générale. Des cotisations normales pour les flexi-jobs rapporteraient 380 millions d’euros, et celles liées au travail des étudiants 750 millions d’euros.
Les travailleurs indépendants, quant à eux, paient moins de cotisations sociales que les salariés, alors que leur pension minimale est désormais équivalente. Aligner leurs cotisations sur celles des salariés permettrait de récupérer 700 millions d’euros.
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Pas de subventions inutiles > 4,81 milliards d'euros
Les entreprises bénéficient actuellement de nombreuses subventions dont l’inefficacité et l’absence d’impact positif sur l’économie sont bien connues.
- La réduction de cotisations sociales pour la première embauche ne créerait pas vraiment d’emplois. Supprimer cette mesure rapporterait 620 millions d’euros!
- Les subventions accordées pour le diesel des transporteurs professionnels (y compris étrangers) s’élèveraient à 500 millions d’euros, parmi les 16 milliards d’euros de subventions belges pour les énergies fossiles. Nous pourrions utiliser ces budgets pour écologiser la flotte des camions.
- La déduction fiscale pour les revenus issus de l’innovation, une mesure coûteuse, n’incite pas les entreprises à investir davantage dans la recherche et le développement: elle leur permet de bénéficier de déductions fiscales pour les revenus provenant d’innovations déjà réalisées. Limiter cette mesure rapporterait 1 milliard d’euros.
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Résultat
21,2 milliards d’euros immédiatement mobilisables.Sans casser notre modèle social.
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Qu'en est-il des la position des partenaires sociaux?
Les partenaires sociaux, réunis au sein du G10, ont négocié un accord alternatif en avril 2026. La principale avancée de cet accord est la suppression du centenindex dans le secteur privé. Toutefois, cette suppression n’est pas totale, puisque la mesure reste en partie d’application dans le secteur public et pour certaines allocations, même si des corrections sont prévues.
L’accord comprend également d’autres adaptations importantes, notamment une modification de la manière dont les prix de l’énergie (gaz et électricité) sont pris en compte dans le calcul de l’index. L’objectif est de rendre cet index plus stable et plus représentatif des prix réels, en tenant compte des anciens contrats d’énergie toujours courants et en lissant les fluctuations grâce à une moyenne des prix sur douze mois. En parallèle, le maintien du tarif social pour l’énergie est confirmé, ce qui permet de continuer à protéger un grand nombre de ménages vulnérables contre les hausses de prix.
La CSC soutient cet accord parce qu’il permet d’éviter une mesure fortement négative pour les travailleurs tout en préservant l’essentiel du système d’indexation automatique. Elle limite les pertes de pouvoir d’achat, garantit une plus grande stabilité et protège mieux les ménages les plus fragiles. Elle permet également d’éviter des scénarios encore plus défavorables qui étaient envisagés, comme une modification plus profonde du système d’indexation et des barèmes. -
Quelle est la perte de salaire liée à l'indexation annuelle?
Imaginons un travailleur gagnant 5.000 euros brut par mois, indexé une fois par an en janvier, et une inflation de 2% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027 :
- (4.000 + 4.000 X 2%) + (1000 + 1000 X 0%) = 4.080 + 1.000 = 5.080 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027: (5.000 + (5.000 X 2%)) = 5.100 euros.
Prenons le même travailleur mais avec une inflation de 4% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027:
- (4.000 + 4.000 X 4%) + (1.000 + 1.000 X 2%) = 4080 + 1020 = 5.100 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027: (5.000 + (5.000 X 4%)) = 5.200 euros.
Pour un travailleur dont le secteur applique une indexation mensuelle, l'inflation mensuelle est structurellement bien en-dessous de 2% (souvent autour de 0,1% à 0,4% par mois). Dans ce cas, les règles de la loi-programme sur le centenindex prévoient un principe de report cumulatif: le plafonnement du centenindex s'applique jusqu'à ce que le seuil de 2% d'indexation soit atteint. Tant que le cumul des indexations successives n'affiche pas 2%, le blocage reste actif mois après mois pour la tranche de revenu supérieure à 4 000 euros.
Concrètement:
- Pour la tranche de salaire jusqu'à 4 000 euros brut: L'indexation mensuelle s'applique normalement et entièrement chaque mois.
- Pour la tranche supérieure à 4 000 euros brut: Cette partie du salaire n'est pas indexée tant que le total cumulé des indexations mensuelles n'a pas atteint la barre des 2%.
Imaginons un travailleur salairé gagnant 5 000 euros brut dont le secteur applique une indexation mensuelle:
Mois 1 (Indexation de 1 %) :
- Les premiers 4.000 euros augmentent de 1% (+40 euros).
- Les 1.000 euros restants ne bougent pas.
- Nouveau salaire: 5 040 €.
Mois 2 (Indexation de 1,5%) :
- Le cumul sectoriel passe à 2,5% (1% + 1,5%). Le plafond des 2% est franchi.
- Pour atteindre ces premiers 2%, une indexation de 1% est appliquée aux premiers 4.000 euros. Ce 1% n'est toujours pas appliqué à la partie supérieure à 4.000 euros. Cela donne à nouveau une augmentation de 40 euros.
- La partie de l'inflation supérieure à ces 2% — dans ce cas, 0,5% — est ensuite appliquée à l'ensemble du salaire, soit + 25,2 euros.
- Le salaire brut total s'élève à 5.105,2 euros.
Pour une indexation mensuelle, le blocage de la tranche supérieure à 4.000 euros n'est pas permanent. Le salaire est "freiné" uniquement sur les premiers 2% d'indexation calculés à partir du 1er juin 2026. Une fois cette réserve de 2% épuisée par le cumul des indexations mensuelles, le salaire recommence à grimper normalement.
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Y a-t-il des exceptions?
Si l'inflation dépasse 2%, un autre mode de calcul s'applique. Dans ce cas, on se base sur le taux d'inflation et on en déduit 2% pour calculer l'indexation. -
Comment calcule-t-on le centenindex?
Les salaires bruts jusqu’à 4 000 euros sont indexés. Les allocations jusqu'à 2 000 euros également.
La partie du revenu qui dépasse 4.000 euros pour les salaires et 2.000 euros pour les allocations n’est plus indexée.
Avec cette mesure, les travailleurs et bénéficiaires d’allocations ne perdent pas seulement du pouvoir d’achat immédiatement, mais aussi sur le long terme, puisque cette diminution a des effets cumulés et influence également les barèmes et les augmentations futures.
Bon à savoir :
- Le terme « salaire » désigne le salaire mensuel brut.
- Les primes et autres avantages extralégaux ne sont pas pris en compte dans le calcul.
Y a-t-il des exceptions?
Si l'inflation dépasse 2%, un autre mode de calcul s'applique. Dans ce cas, on se base sur le taux d'inflation et on en déduit 2% pour calculer l'indexation.
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Qu'est-ce que le centenindex?
Le « centenindex » est une mesure décidée par le gouvernement dans le cadre des discussions budgétaires. Elle fait partie de la loi-programme approuvée par la Chambre le 29 mai 2026. Le centenindex prévoit une double réduction partielle de l’indexation automatique en 2026 et en 2028. -
Quelle est la position de la CSC?
Pour la CSC, cette mesure est fondamentalement problématique. Elle constitue une atteinte directe au mécanisme d’indexation automatique, qui relève normalement de la concertation sociale entre partenaires sociaux.
En outre, elle provoque une perte durable de pouvoir d’achat, s’applique de manière injuste – notamment parce qu’elle ne tient pas compte des situations familiales dans le cas des allocations – et s’avère particulièrement complexe à mettre en œuvre dans de nombreux secteurs. Enfin, même si une partie du bénéfice pour les entreprises doit théoriquement être reversée, la mesure constitue globalement un avantage pour les employeurs, financé par les travailleurs.
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Qu'allez-vous perdre?
Imaginons un travailleur gagnant 5.000 euros bruts par mois, indexé une fois par an en janvier, et une inflation de 2% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027 :
- (4000 + 4000 X 2%) + (1000 + 1000 X 0%) = 4080 + 1000 = 5080 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027 : (5000 + (5000 X 2%)) = 5100 euros.
Prenons le même travailleur mais avec une inflation de 4% en 2026. Ce travailleur sera indexé de la façon suivante via le centenindex en janvier 2027 :
- (4000 + 4000 X 4%) + (1000 + 1000 X 2%) = 4080 + 1020 = 5100 euros. Avec l’ancien système, sans le centenindex donc, ce travailleur toucherait en janvier 2027 : (5000 + (5000 X 4%)) = 5200 euros.
Pour un travailleur dont le secteur applique une indexation mensuelle, l'inflation mensuelle est structurellement bien en-dessous de 2 % (souvent autour de 0,1 % à 0,4 % par mois). Dans ce cas, les règles de la loi-programme sur le centenindex prévoient un principe de report cumulatif : le plafonnement du centenindex s'applique jusqu'à ce que le seuil de 2 % d'indexation soit atteint. Tant que le cumul des indexations successives n'affiche pas 2 %, le blocage reste actif mois après mois pour la tranche de revenu supérieure à 4 000 €.
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Départs collectifs depuis Bruxelles
Aucun départ n'est prévu depuis Bruxelles pour se rendre à Namur. -
Aperçu des cotisations par région
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Frontalier Luxembourg (double affiliation CSC-LCGB)
Si vous travaillez au Grand-Duché du Luxembourg, vous bénéficiez de ladouble affiliation CSC-LCGB en payant une cotisation unique suite à un accord bilatéral entre la CSC et le LCGB Valable pour les fédérations CSC Liège-Verviers-Ostbelgien et CSC Luxembourg.
- Temps plein, temps partiel > 1/2 temps : € 22,62
- Temps partiel inférieur ou égal à un mi-temps : € 19,62
- Chômeur invalide prépensionné pensionné : € 19,62
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Chômage ou incapacité de travail
- Chômeur complet (après 3 mois de chômage) : € 14,11
- Chômeur complet avec allocation d’insertion : € 10,84
- Malades (après 3 mois de maladie, attestation requise) : € 8,68
- Membres sans revenu professionnel : € 6,33
- 1/2 temps devenu chômeur (CNE) : € 10,84
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Pension ou RCC (prépension)
- Pensionné du secteur privé : € 6,33
- Pensionné des services publics : € 7,55
- Pensionné Bpost, SNCB, Proximus, skeyes, RTBF/VRT : € 7,47
- Pensionné CNE : € 8,20
- Pensionné CSC-Enseignement : € 6,98
- Système de chômage avec supplément d’entreprise (RCC – après 3 mois) : € 15,07
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Enseignement
Montants mensuels des cotisations au 1er janvier 2026
Pour calculer votre contribution annuelle réelle, vous devez déduire le montant de votre prime syndicale.
21,33 € : charge supérieure à un mi-temps (personnel enseignant et assimilé* - personnel administratif - personnel auxiliaire d'éducation) -personnel en DPPR partielle: type II, II et IV
15,07 € : personnel en DPPR temps plein
14,80 € : charge inférieure ou égale à un mi-temps (personnel enseignant et assimilé* - personnel administratif - personnel auxiliaire d'éducation) - Personnel puériculteur sous contrat ACS-APE/PTP (Enseignement ordinaire)
14,11 € : personnel en interruption de carrière totale
6,98€ : personnel parascolaire ou de surveillance extrascolaire (uniquement réseau libre -CP 225) - personnel en congé sans solde ou sans revenu
11 € : formule réservée aux jeunes travailleurs de moins de 25 ans durant leur première année d'affiliation (voir cotisations pour les les jeunes)
*Universitaire (AESS) – Régent-e / Bachelier-ère (AESI) – Instituteur-trice - Personnel de direction ou de sélection – Personnel d’inspection – Personnel technique des CPMS – Personnel paramédical et puériculteur de l’enseignement spécialisé - Puériculteur-trice nommé-e à titre définitif dans l’enseignement ordinaire – Psychomotricien-ne dans l’enseignement maternel. -
Les jeunes
Affiliation gratuite:
- < de 25 ans, étudiant et affilié en période d’insertion professionnelle : GRATUIT
Affiliation jeune travailleur:
- < de 25 ans et 1ère affiliation payante pour un jeune travailleur pendant 12 mois : € 11,00
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Secteur privé et services publics
- Cotisation standard travailleurs et freelancers (temps plein et temps partiel plus grand qu’un mi-temps) : € 22,52
- Actifs à temps partiel privé (max. à mi-temps et sans allocations) : € 15,23
- Employés du secteur de la distribution à Bruxelles (y compris à temps partiel) : € 22,52
- Crédit-temps/interruption de carrière à temps plein avec indemnité : € 10,84
- Actifs à temps partiel services publics et skeyes, bpost, SNCB, Proximus, RTBF/VRT (max. mi-temps et sans allocation) : € 14,80
- Ouvriers handicapés dans des entreprises de travail adapté (ateliers protégés et ateliers sociaux) à Bruxelles (19 communes) : € 12,23
- Ouvriers handicapés dans des entreprises de travail adapté (ateliers protégés et ateliers sociaux) en Wallonie : € 10,96
- Membres dont l’occupation est réduite en raison d’un plan collectif (Proximus) : € 18,47
- Cotisation standard membres temps plein CSC-Transcom et CSC-Services Publics (y compris temps partiel plus grand qu’un mi-temps) : € 21,33
*Montants mensuels valables à partir du 1er janvier 2026.
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Mieux lutter contre la fraude et développer l’expertise interne au sein des pouvoirs publics
- En ramenant l’écart de TVA – c’est-à-dire les recettes perdues par l’État en raison de la fraude à la TVA – au niveau de la moyenne européenne, il serait possible de récupérer 1,6 milliard d’euros.
- Moins recourir à la consultance externe et renforcer l’expertise interne permettrait d’économiser 200 millions d’euros.
- Une première étape vers l’instauration d’une taxe sur les grandes entreprises qui utilisent notre infrastructure numérique est estimée à 1 milliard d’euros – et il s’agit là d’une estimation prudente.
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Un euro est un euro! Fin du bricolage fiscal > 15,182 milliards d’euros
Actuellement, les revenus du travail sont taxés de manière disproportionnée par rapport aux revenus du capital. Ce système est injuste et crée des déséquilibres.
- Par exemple, certaines entreprises rachètent leurs propres actions. Cette pratique augmente la valeur des actions et permet de récompenser les actionnaires, souvent avec des conditions fiscales avantageuses. Les travailleurs, eux, ne reçoivent pas leur part de la plus-value qu’ils ont créée. Une cotisation équitable sur le rachat d’actions propres rapporterait 1 milliard d’euros.
- Un autre exemple de bricolage fiscal: la rémunération des travailleurs (souvent des cadres supérieurs) en options sur des actions. Ces «paiements» bénéficient d’un régime social plus avantageux qu’un salaire. La réforme de l’imposition des options sur actions permettrait de récupérer 756 millions d’euros.
- Enfin, la création de sociétés de management permet à certains de payer moins d’impôts et de cotisations en changeant simplement de statut, alors qu’ils font le même travail que des salariés. Mettre fin à ces avantages indus, c’est arrêter l’évasion fiscale déguisée et garantir que chacun contribue équitablement à la sécurité sociale et aux services publics. Lutter contre ce système rapporterait 526 millions d’euros.
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Des cotisations justes. À travail égal, salaire égal! > 1,83 milliard d’euros
Les cotisations réduites pour les flexi-jobs ou les jobs étudiants sont un cadeau empoisonné. On a l’impression de gagner davantage aujourd’hui, mais on cotise moins pour sa pension, l’accès au chômage et aux services publics de manière générale. Des cotisations normales pour les flexi-jobs rapporteraient 380 millions d’euros, et celles liées au travail des étudiants 750 millions d’euros.
Les travailleurs indépendants, quant à eux, paient moins de cotisations sociales que les salariés, alors que leur pension minimale est désormais équivalente. Aligner leurs cotisations sur celles des salariés permettrait de récupérer 700 millions d’euros.
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Pas de subventions inutiles > 4,81 milliards d'euros
Les entreprises bénéficient actuellement de nombreuses subventions dont l’inefficacité et l’absence d’impact positif sur l’économie sont bien connues.
- La réduction de cotisations sociales pour la première embauche ne créerait pas vraiment d’emplois. Supprimer cette mesure rapporterait 620 millions d’euros!
- Les subventions accordées pour le diesel des transporteurs professionnels (y compris étrangers) s’élèveraient à 500 millions d’euros, parmi les 16 milliards d’euros de subventions belges pour les énergies fossiles. Nous pourrions utiliser ces budgets pour écologiser la flotte des camions.
- La déduction fiscale pour les revenus issus de l’innovation, une mesure coûteuse, n’incite pas les entreprises à investir davantage dans la recherche et le développement: elle leur permet de bénéficier de déductions fiscales pour les revenus provenant d’innovations déjà réalisées. Limiter cette mesure rapporterait 1 milliard d’euros.
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Résultat
21,2 milliards d’euros immédiatement mobilisables.Sans casser notre modèle social.


