CP 303 - Industrie cinématographique
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CSCE > Régionale du Hainaut Occidental
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Horaires:- Mouscron- rdv 07h15 sur les quais
- Ath- rdv 07h30 devant la gare
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CSCE > Régionale de Charleroi, Sambre et Meuse
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CSCE > Régionale de Luxembourg
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Horaires:- Arlon: 6h34, 7h36, 8h04
- Marbehan: 9h15, 10h17, 10h39
- Libramont: 9h15, 9h39, 10h17
- Rochefort-Jemelle: 7h29, 7h49, 8h28
- Marloie: 9h15, 9h39, 10h17
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CSCE > Régionale de Liège-Verviers-Ostbelgien
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Horaires- Liège-Guillemins: 8h30
- Verviers-Central: 8h
- Waremme: 8h
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- Eupen: 7h45
- Welkenraedt: 8h
- Ans: 9h
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CSCE > Régionale de Namur-Dinant
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Quelle est la durée de travail minimale par jour ?
Dans l’Horeca, les étudiants doivent travailler au minimum 3 heures par jour, sauf si l’employeur a une dérogation pour 2 heures par jour.
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Que dois-tu faire si tu es malade ?
Tu dois immédiatement avertir ton employeur et lui envoyer un certificat médical dans les deux jours ! Si tu as travaillé moins d’un mois, tu n’as pas droit au salaire garanti. Si tu as travaillé plus d’un mois, ton salaire sera payé pendant 14 jours. L’employeur peut mettre fin à ton contrat si tu es malade pendant plus de 7 jours. Dans ce cas, il doit te payer une indemnité de rupture.
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Après combien d’heures de travail as-tu droit à une pause ?
Si tu as 18 ans (ou plus), tu bénéficies d’une pause de 15 minutes minimum dès que ta durée de travail dépasse les 6 heures.
Si tu as moins de 18 ans, tu n’es pas autorisé à travailler plus de 4h30 d’affilée sans faire de pause de 30 minutes. Au-delà de 6 heures de travail, tu as droit à 1 heure de pause.
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Quand vais-je recevoir mon pécule de vacances?
La législation diffère entre employés et ouvriers:
Employés
Légalement, votre pécule de vacances doit en principe vous être payé au moment où vous prenez vos vacances les plus longues. Mais dans la pratique, pour de nombreux employés, le pécule de vacances est versé au mois de mai ou de juin, même si vous ne prenez vos vacances principales qu'au mois d'août. Tous les employés de l'entreprise reçoivent leur pécule de vacances au même moment.Ouvriers
Votre pécule de vacances vous est payé à partir du 2 mai par la caisse de vacances du ou des employeurs qui vous ont occupé l’année passée. En principe, ce paiement se fait par virement bancaire. Il existe deux manières de communiquer son numéro de compte:
- si votre employeur est affilié à l’Office national des vacances annuelles (ONVA): en ligne sur www.onva.be (onglet «Communiquer mon n° de compte»);
- si votre employeur est affilié à une autre caisse de vacances: en ligne également, avec votre carte d’identité électronique et un lecteur de carte, sur www.securitesociale.be (rubrique «Services en ligne», puis «Mon compte de vacances»).
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À combien s'élève mon pécule de vacances?
La législation diffère entre employés et ouvriers:
Employés
Lorsque vous prendrez vos vacances, vous recevrez de votre employeur votre salaire normal pour ces jours à la date habituelle. Il s'agit du simple pécule de vacances.
En outre, vous avez droit à un double pécule de vacances, qui est également payé par l’employeur et qui se calcule comme suit: par mois presté et/ou assimilé l'année passée, 1/12 de 92% du salaire du mois pendant lequel les vacances débutent. Pour 12 mois prestés ou assimilés, il s’agit donc de 92% du salaire mensuel. Sur le pécule de vacances, 13,07% sont déduits pour les cotisations de sécurité sociale et, en fonction de votre situation, pour le précompte professionnel.
Ouvriers
Vous avez droit au nombre complet de jours de vacances? Si c’est le cas, vous avez également droit au pécule de vacances intégral.
À combien s’élève mon pécule de vacances? Celui-ci se compose d'un simple et d'un double pécule de vacances:
- le simple pécule de vacances remplace le «salaire normal» que les travailleurs ne perçoivent pas pendant leurs vacances.
- le double pécule de vacances vient s'y ajouter. Sur le pécule de vacances, vous payez une retenue de solidarité de 1% sur le pécule de vacances brut; une cotisation de sécurité sociale de 13,07% sur le double pécule de vacances, et un précompte qui s’élève, pour le pécule de vacances payé par une caisse de vacances, à 17,16% ou 23,22% selon que le montant imposable est inférieur ou supérieur à 1.650 euros.
Vous pouvez consulter votre droit à un pécule de vacances et son montant sur www.onva.be.
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Que se passe-t-il dans l’outil SAF si un membre a deux emplois?
Si un membre a deux emplois, il apparaît dans l’outil SAF des deux entreprises. Cependant, si vous regardez le lieu de travail du membre, vous ne verrez qu’un seul emploi, à savoir celui avec la date d’enregistrement la plus récente (date de début de l’emploi).
Attention: un membre ne peut jamais être membre de deux centrales professionnelles différentes, même avec deux emplois distincts. Le membre figurera dans les listes SAF des deux compagnies pour lesquelles il travaille. Mais le lieu de travail visible sera déterminé par la date de début de l’emploi la plus récente.
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Pourquoi les employeurs et des responsables politiques s'opposent au RCC?
Le RCC avait déjà été mis à rude épreuve sous le gouvernement Michel. Le gouvernement Arizona y a (presque totalement) mis fin.
Les employeurs et le monde politique veulent que les gens travaillent plus longtemps. C’est pour cette raison que le RCC a été détricoté, et que le gouvernement Michel, après beaucoup de protestations des syndicats, a brutalement porté l’âge de la pension à 66 ans pour les citoyens nés après 1959 et 67 ans pour ceux nés après 1964. Le gouvernement Arizona a ensuite complètement démantelé le RCC sans que ces gouvernements n’aient prévu de prendre des mesures qui rendent ces décisions tenables pour les gens.
La promesse d’une réduction de l’âge pour les métiers lourds est restée lettre morte. L’engagement politique ne s’est pas concrétisé. Nous en connaissons aujourd’hui les conséquences : un demi-million de malades de longue durée. Puisque travailler jusqu’à 67 ans n’est pas tenable pour bon nombre de gens et que tous les mécanismes qui permettent de lever le pied en fin de carrière sont démantelés ou mis sous pression, le relèvement de l’âge de la pension ne jouit pas non plus de la moindre adhésion sociétale.
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Est-ce que le RCC porte atteinte à la sécurité sociale?
Les détracteurs du RCC prétendent que ce système est déraisonnablement coûteux pour la sécurité sociale. C’est absolument faux.
Parce que le RCC implique le paiement de cotisations sociales élevées, il signifie justement davantage de recettes pour la sécurité sociale que si un individu est tout simplement au chômage, en invalidité ou a pris anticipativement sa pension.
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Les travailleurs en RCC doivent-ils rester disponibles sur le marché du travail?
Les travailleurs qui touchent un complément d’entreprise sont en principe soumis à une obligation de disponibilité adaptée pour le marché de l’emploi jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de la pension légale. Cette disponibilité adaptée signifie notamment que le chômeur avec complément d’entreprise:
- Est / reste inscrit comme demandeur d’emploi.
- Doit accepter un emploi adéquat ou une formation adéquate.
- Ne peut abandonner le travail sans motif légitime.
- Ne peut être licencié en raison d’une attitude fautive.
- Doit se présenter au VDAB, au Forem, chez Actiris, à l’Arbeitsamt ou chez un employeur lorsque l’organisme régional l’a convoqué.
- Doit collaborer à un plan d’accompagnement ou un parcours d’insertion proposé par le VDAB, le Forem, Actiris ou l’Arbeitsamt.
Moyennant certaines conditions, les chômeurs avec complément d’entreprise peuvent demander une dispense de disponibilité adaptée à l’ONEm. Cette dispense est possible si les conditions suivantes sont remplies:
- Le chômeur peut prouver un passé professionnel de 43 ans.
- s’il s’agit d’un RCC médical.
- ou si le chômeur a 62 ans ou peut prouver un passé professionnel de 42 ans et s’il travaille dans un secteur qui a conclu des CCT sectorielles afin de permettre cette dispense.
Vous êtes en droit de demander cette dispense et affilié à la CSC? Dans ce cas, introduisez cette demande de dispense via la CSC. Contactez votre centre de contact le plus proche. -
Quelles sont les mesures transitoires pour les régimes de RCC?
Le régime général de RCC à 62 ans
Les derniers travailleurs qui peuvent encore avoir accès au régime général de RCC sont les travailleurs :
- dont le licenciement a été notifié avant le 1er avril 2025;
- qui ont atteint l’âge de 62 ans au plus tard le 30 juin 2025 (et avant la fin du contrat);
- et qui démontrent 40 ans de passé professionnel avant la fin du contrat de travail.
Au vu de la publication tardive de l’arrêté royal introduisant la réforme du gouvernement Arizona, la condition de notification avant le 1er avril 2025 est assouplie en ce que la notification peut intervenir après le 31 mars 2025 à condition que le contrat se termine avant le 15 septembre 2025 (date de publication de l’arrêté royal), que le travailleur ait atteint l’âge de 62 ans et qu’il démontre 40 ans de passé professionnel au moment de la fin du contrat.
Il se peut dès lors que des travailleurs avec de longs délais de préavis puissent encore avoir accès au régime général de RCC.
Les régimes de RCC à 60 ans
Le RCC carrière longue
Il s’agissait du régime particulier destiné aux travailleurs de 60 ans qui ont effectué une « carrière longue », à savoir les travailleurs qui démontrent un passé professionnel de 40 années.Ce régime était encore accessible aux conditions transitoires suivantes :
- Notification du licenciement avant le 01 juillet 2025;
- 60 ans au plus tard le 30 juin 2025 (et avant la fin du contrat);
- 40 ans de passé professionnel avant la fin du contrat (et donc même encore après le 30 juin 2025).
Le RCC "métier lourd"
Les travailleurs qui exercent certains "métiers lourds" poeuvaient bénéficier du RCC à partir de 60 ans, pour autant que les conditions suivantes étaient remplies :
- Soit ils pouvaient démontrer une carrière d'au moins 33 ans; comme ouvrier de la construction et étaient déclarés inaptes dans le secteur par le médecin; soit ils avaient travaillé en équipes avec des prestations de nuit pendant au moins 20 ans ; soit ils avaientont effectué des prestations de nuit pendant 5/7 ans au cours des 10/15 années qui précèdent la fin de leur contrat.
- Soit ils comptaient au minimum 35 années de carrière et ils avaient travaillé en équipes, en service interrompu ou avec des prestations de nuit pendant 5 ans au cours des 10 dernières années OU 7 ans au cours des 15 dernières années qui précèdent la fin du contrat de travail.
L'accès à ce RCC devait être ouvert par une CCT (convention collective de travail) sectorielle.
Ce régime était encore accessible aux conditions transitoires suivantes :
- Notification de licenciement avant le 01 juillet 2025;
- 60 ans au plus tard le 30.06.2025 (et avant la fin du contrat);
- 33 ans ou 35 ans de passé professionnel avant la fin du contrat (en fonction du régime métier lourd applicable).
Entreprises en difficulté ou en restructuration
Les entreprises en difficulté ou en restructuration pouvaient accorder un RCC à leurs travailleurs âgés d'au moins 60 ans.
Ce régime n’était possible que si le ministre de l’Emploi reconnaissait qu’une entreprise était en difficulté ou en restructuration et si une CCT d’entreprise prévoyait la possibilité de bénéficier de ce régime de RCC.
Autre condition: le travailleur devait prouver au minimum 10 années de carrière dans le même secteur au cours des 15 dernières années, ou 20 années comme travailleur salarié.
Ce régime était encore accessible aux conditions transitoires suivantes :
- La date du début de la période de reconnaissance devait être fixée avant le 01 mai 2025;
- Le licenciement et la fin de contrat devait intervenir pendant la période de reconnaissance;
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Les travailleurs devaient avoir atteint l’âge de 60 ans au plus tard :
- Soit à la date d’annonce du licenciement collectif,
- Soit à la fin du contrat de travail (s’il n’y a pas de licenciement collectif).
- Les travailleurs devaient également démontrer 20 ans de carrière professionnelle sur l’ensemble de la carrière ou 10 ans de carrière professionnelle dans le même secteur au cours des 15 dernières années à la fin du contrat.
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Quelles sont les conditions d'accès au RCC médical?
Il s’agit d’un régime destiné aux personnes handicapées ou aux travailleurs qui présentent de graves problèmes physiques.
Les personnes handicapées ou les travailleurs qui présentent de graves problèmes physiques peuvent bénéficier du système de RCC à partir de 58 ans, pour autant qu’ils puissent démontrer un passé professionnel de 35 années.
Les travailleurs suivants entrent en considération:
- Les travailleurs dont le handicap est reconnu par l’autorité compétente; il s’agit notamment des travailleurs des entreprises de travail adapté (ateliers protégés ou ateliers sociaux).
- Les travailleurs qui présentent de graves problèmes physiques, causés partiellement ou intégralement par leur activité professionnelle, et qui rendent impossible la poursuite de l’exercice de leur profession. Le comité technique de Fedris contrôle cette impossibilité.
- Les travailleurs qui, avant 1993, ont été exposés à de l’amiante ou au fibrociment pendant au moins deux ans, dans le cadre de leurs activités professionnelles.
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"Les syndicats ne sont-ils pas un frein à l’attractivité de la Belgique pour les entreprises?"
En parlant d’attractivité, les entreprises mettent les pays et les travailleurs en compétition.
Politiquement cet argument est problématique. En parlant d’attractivité, les entreprises mettent les pays et les travailleurs en compétition. Si on baisse les salaires en Belgique pour être plus compétitif que les travailleurs·euses français·es (ou les Chinois·es ou les Américains·es,…), les Français·es se voient obligé·e·s de faire la même chose pour rester "compétitifs". On rentre dans une spirale de nivellement par le bas qui ne bénéficie qu’aux actionnaires de ces entreprises. A long terme, cet approche détruit aussi le marché pour la plupart des entreprises car si seule 1% ou 10% les plus riches ont encore du pouvoir d’achat il ne restera plus personne à qui vendre des choses et des services…
C’est pour ça que la CNE est internationaliste. Nous pensons qu’il est dans notre intérêt à tou.te.s d’améliorer les conditions de vie de tous les travailleurs et toutes les travailleuses dans le monde. Nous ne serons libres que si nous le sommes tou.te.s, sinon patrons et gouvernements continueront toujours de nous mettre en compétition les uns avec les autres.
Par ailleurs, même si on accepte l’argument de la compétitivité, dans le cas des entreprises qui vendent leurs produits à l’international par exemple et dont le prix est dicté par le "marché". De nombreuses études montrent que la présence des organisations syndicales et une concertation sociale structurée permet en réalité d’améliorer la productivité, l’innovation et la compétitivité des entreprises.
- Il est démontré depuis le début du siècle passé que de meilleures conditions de travail et de rémunération ont un effet positif sur la productivité au profit de l’entreprise ;
- En favorisant la formation, en diminuant le turnover, etc. les organisation syndicales permet le développement de talents et d’une main d’œuvre stable et qualifiée;
- Par leur attachement à l’emploi, les travailleurs et les organisations syndicales poussent les entreprises à se moderniser, à investir dans l’outil et dans les travailleurs
Du point de vue macroéconomique, les syndicats améliorent le pouvoir d’achat des travailleurs.euses et donc soutiennent la demande intérieure. Les gens ont des meilleures salaires, plus de sécurité et plus de temps libre, ils consomment donc plus ce qui est positif pour les entreprises qui vendent sur le marché intérieur. En Belgique, c’est un élément fondamental de la croissance belge.
Cette vision évite toutes les discussions essentielles : qu’est-ce qu’on produit ? Pour qui ? Qui en profite ? Quels sont les effets négatifs ? Face aux défis sociaux et écologiques de notre temps, il faut remettre ces questions au centre des débats. Attirer des entreprises est nécessaire, évidemment. Mais pour quoi faire ? Avec quels emplois ? Avec quels impacts écologiques ici et ailleurs ?
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"Pourquoi augmenter les recettes plutôt que réduire les dépenses?"
D’abord, certains besoins essentiels restent non couverts: en 2024, le revenu d’intégration pour une personne isolée ne représente que 84% du seuil de pauvreté, et d’autres allocations restent clairement insuffisantes pour vivre dignement. Réduire les dépenses reviendrait à sabrer dans les services publics et la protection sociale, alors que la pauvreté reste élevée: en 2024, 11,4% de la population vit sous le seuil de pauvreté, et 18,3 % est à risque d’exclusion sociale
Ensuite, la Belgique est un pays très riche, mais la richesse y est extrêmement concentrée. Selon Oxfam, les 17 milliardaires belges possèdent plus que 31% de la population, soit 3,6 millions de personnes. Le 1% le plus riche détient 22% de la richesse totale, soit plus que les 75% les moins riches réunis.
Or, la fiscalité actuelle est moins progressive qu’on ne l’imagine. Alors que les citoyens paient en moyenne 43 % de leurs revenus en impôts, le top 1% n’en paie que 23%, et les 20% les plus pauvres 37%. Les revenus du capital sont largement avantagés. Ils doivent plus contribuer aux dépenses publiques.
Enfin, la transition écologique - isolation, énergies renouvelables, transports publics - exige des investissements massifs. Des coupes budgétaires rendraient ces investissements impossibles, alors qu’ils sont indispensables pour réduire les factures énergétiques et assurer notre avenir.
Augmenter les recettes là où la richesse se concentre est la solution la plus juste pour financer un État social solide et préparer l’avenir.

