Vivre en 2030

On y sera plus vite que vous ne pensez …

Comment se présente notre avenir et comment est-ce que la technologie influencera notre vie quotidienne ? Des voitures sans chauffeur qui sécurisent la circulation routière, des robots qui prononcent un diagnostic rapide en cas de maladie … Ce ne sont que quelques exemples qui n’appartiennent plus à l’imaginaire ou à un avenir lointain.

Notre société subit des changements drastiques à un rythme effréné. « Si nous continuons à évoluer à ce rythme, pour sûr qu’en 2030 notre société ne ressemblera plus du tout à ce que nous connaissons aujourd’hui », raconte Dirk de Living Tomorrow d’un ton ferme. Living Tomorrow est un projet sociétal de démonstration et d’innovation qui vise à préparer les gens à l’avenir et à les en informer. Alléguant « qu’un homme/une femme averti(e) en vaut deux », nous vous donnons matière à réfléchir, parce que :

Que faire s’il existait une façon de contrôler si on prend ses médicaments à temps ?

Dirk : « Cela peut sembler superflu ou inutile, mais il y a des maladies pour lesquelles la prise de médicaments en heure et en temps est une question vitale. En cas d’épilepsie, le malade pourrait être averti lorsqu’il prend son traitement trop tard ou l’oublie en ainsi réagir immédiatement. Ce système existe déjà et porte le nom de RFID. Le médicament est muni d’une puce ou d’un émetteur qui envoie un signal à un patch lors de la prise du médicament et qui le transmet éventuellement à un gsm.

Cette nouvelle technologie permet aussi d’envoyer ces informations à une compagnie d’assurances, afin qu’elle sache à son tour si vous prenez vos médicaments correctement. D’accord, dans 90 % des cas ce sera considéré comme inacceptable. Mais que faire quand aucune compagnie ne veut vous donner d’assurance auto parce que vous souffrez d’épilepsie ? Si la compagnie d’assurances peut vérifier votre prise de médicaments grâce au RFID, elle vous proposera probablement plus facilement une assurance …

Il est clair que les nouvelles technologies suscitent de nouvelles questions et que les réponses sont rarement univoques. »

Que faire si les ordinateurs étaient capables d’interpréter notre langage corporel ?

Dirk : « Le robot Pepper par exemple est déjà capable de détecter facilement nos émotions grâce à l’intelligence artificielle avancée. Les capteurs, caméras et micros intégrés permettent à Pepper de capter de multiples signaux et d’y réagir. Avouez, présenté comme cela, le robot semble innocent et ludique.

Cependant, cette technologie est également appliquée à l’aéroport de Zaventem. Vous avez peut-être l’impression que les contrôles d’embarquement ont diminué – surtout en comparaison avec les contrôles introduits il y a deux ans suite aux attentats terroristes, mais rien n’est moins vrai. Grâce aux caméras intelligentes, des mesures de sécurité invisibles sont prises, dont le voyageur ne remarque strictement rien. Sur la base du comportement, la technologie peut cataloguer un passager comme « à risque » ou « sans risque ». En effet, les gens se comporteraient différemment lorsqu’ils ont l’intention de commettre un délit. Dans ce cas, la technologie est mise à profit de la société.

Cette même technologie est également utilisée en Chine pour vérifier si les étudiants sont suffisamment attentifs pendant les cours. Si cela ne s’avère pas être le cas, les jeunes qui sont inattentifs en cours reçoivent un B à la fin du parcours. Une note qui n’est pas sans conséquence, puisqu’il est pratiquement impossible de décrocher un emploi en Chine avec un tel résultat scolaire.

Avouez, les deux exemples font penser à « Big Brother vous regarde » : qu’en est-il de notre vie privée ? Mais faut-il en conclure que la technologie est mauvaise en soi ? Ou devons-nous nous demander comment elle est utilisée ? En effet, ce n’est pas la technologie qui est bonne ou mauvaise en soi. Il faut plutôt se demander comment l’utiliser dans notre société. »

Que faire si l’avenir suscite encore plus de questions ?

Dirk Van Damme, militant chez Engie Fabricom : « Visiter Living Tomorrow est très intéressant, mais il va sans dire que maintes questions restent sans réponse. Et c’est bien ce à quoi vise la visite guidée, on vous oblige à réfléchir par vous-même. En outre, vous ne réalisez que par après les incroyables avancées technologiques de notre société. Peu de gens se demandent quelles en sont les conséquences, ils ne sont pour ainsi dire pas conscients que tout cela existe réellement. Pensons aux contrôles à l’aéroport de Zaventem, qui sont tellement poussés et néanmoins invisibles. Ce n’est pas parce que l’on ne le « voit » pas, que cela n’existe pas.

Se demander si nous souhaitons cette nouvelle technologie ou pas est déjà une question tout à fait dépassée. Et c’est parfaitement vrai au travail également, dans mon secteur par exemple : l’industrie 4.0 est bien là. Mais quelle attitude adopter ? Comment la gérer ? Telle est la question qui s’impose actuellement. Pour y répondre il nous faut absolument un syndicat 4.0. »

 

Robots - grafiek FR

RFID : cette technologie contrôle si un patient prend ses médicaments à temps

Novembre 2019 sera là encore plus vite !

Le vertige vous a pris en lisant cet article ? Comme Dirk de Living Tomorrow l’a déjà dit : les nouvelles technologies suscitent de nouvelles questions. Et avant de répondre et de se forger une opinion, il est avisé de réfléchir et de se documenter.

Et c’est justement ce que nous avons l’intention de faire en novembre 2019. Avec vous, pendant notre congrès ACV-CSC METEA, qui aura pour thème l’industrie 4.0 dans nos secteurs. Vous voyez déjà les changements ? La technologie est-elle utilisée à bon ou à mauvais escient dans les entreprises ? Quel en est l’impact sur nos secteurs ? Il est grand temps de mettre à profit notre intelligence syndicale pour formuler des réponses à toutes ces questions.

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