METEA MOVE

Tout ce que vous devez savoir à propos du congrès

Dans les éditions précédentes de METEA Magazine vous avez pu lire des articles sur l’industrie 4.0 ou sur des entreprises qui travaillent avec des applications de l’industrie 4.0. Il était dès lors logique de choisir comme thème principal de notre congrès ACV-CSC METEA l’Industrie 4.0.

Les 14, 15, et 16 novembre, nous invitons un grand nombre de militants dans la salle Reine Élisabeth à Anvers pour notre congrès, « METEA MOVE ». Au cours de ces trois jours, nous nous pencherons sur la question de savoir quelle position notre syndicat doit adopter dans un monde où l’industrie 4.0 laisse son empreinte sur nos emplois, le marché du travail et la concertation sociale. Une autre question que nous nous posons à ce propos est de savoir quelle forme un syndicat 4.0 doit revêtir dans cette perspective.

Mais commençons par le début. Qu’est-ce que l’industrie 4.0, quelles applications voyons-nous apparaître et quel en est l’impact ? Comment faire le lien avec notre congrès ? A quoi s’attendre au congrès ?

 

Qu’est-ce que l’industrie 4.0 ?

Voici un point d’interrogation majeur pour les participants au congrès. C’est pourquoi, au cours de l’année sociale écoulée, nous avons organisé une série de formations pour mieux cerner l’industrie 4.0 et son impact sur les conditions de travail et de rémunération. Nous avons examiné ces questions avec le soutien de HIVA.

L’industrie 4.0 est une notion utilisée pour désigner la quatrième révolution industrielle. Cela signifie que nous en avons déjà vécu trois. Toute révolution industrielle est caractérisée par de nouvelles technologies et applications. Pensons à l’avènement de la machine à vapeur au cours de la première révolution, de l’électricité pendant la deuxième et à l’automatisation et l’informatique qui ont marqué la troisième. Toute révolution industrielle impacte également la façon dont le travail est organisé. Pensons au travail à la chaîne pendant les années 50 et le rôle que nous avons dû jouer en tant que syndicat (p. ex. les accords de flexibilité au début des années 80).

Nous nous trouvons maintenant à l’aube de la quatrième révolution industrielle. Cela signifie que de nouvelles applications technologiques nous attendent et que nous allons devoir veiller en tant que syndicat à ce que les travailleurs aient des conditions de travail et de rémunération correctes. C’est pour cela précisément que nous organisons ce congrès.

 

On the Move !

Mais peut-être anticipons nous trop. Quelles sont réellement les caractéristiques de l’industrie 4.0 ?

Vapeur, électricité et automatisation étaient les nouveautés des 3 premières révolutions industrielles. Déjà au cours de la troisième révolution industrielle, les robots faisaient leur entrée dans les usines. Et maintenant ? Que voit-on maintenant ? Les nouvelles technologies se greffent sur ce qui existe déjà. Elles ont pour vocation d’engranger plus de données numériques, LA matière première de l’industrie 4.0, comme l’était le charbon au cours de la première révolution industrielle. On s’y réfère aussi en utilisant l’anglais « Big Data ». Elles permettent aux machines de réagir de façon autonome et d’interagir. Les robots sont donc capables d’apprendre, de travailler de manière autonome et d’interagir grâce à l’intelligence artificielle. Voilà donc bien ce qui peut être qualifié de neuf par rapport à la troisième révolution industrielle. Il existe aussi des technologies très représentatives de l’industrie 4.0, comme les technologies de mesure et d’enregistrement, l’impression 3D, les cobots, les exosquelettes, … 

Toutes ces nouvelles technologies ont des répercussions sur notre travail quotidien : nos conditions de travail, le contenu de notre travail, les conditions de vie au travail, l’organisation du travail, les relations au travail. Cet impact peut être tant positif que négatif. Mais tout cela ne se limite pas seulement à notre emploi mais s’étend à l’ensemble du marché du travail. Que faire lorsque des emplois disparaissent, que de nouveaux emplois apparaissent, comment faire pour que tous les travailleurs arrivent à suivre ? Et la concertation sociale convient-elle encore pour faire face à ces nouveaux défis ? Et nous, en tant que syndicat, utilisons-nous de façon optimale les applications de l’industrie 4.0 ? Des questions plein la tête, que nous allons aborder au cours du deuxième jours de notre congrès. Tous les participants pourront en débattre dans des groupes de discussion articulés autour des thèmes jobs on the move, marché du travail on the move, concertation sociale on the move et syndicat on the move. Au cours des discussions, tous les militants auront l’occasion d’exprimer leur avis sur ces quatre thèmes. Un rapport circonstancié de chaque groupe de travail sera rédigé et ces rapports serviront à la rédaction d’un document que nous présenterons en guise de programme d’action le dernier jour du congrès.

 

Qu’y-a-t-il encore au programme?

À côté des thèses que l’industrie 4.0 nous impose, le congrès nous réserve d’autres missions. Ainsi, la modification des statuts devra être discutée et approuvée, le rapport d’activités des 4 années écoulées va nous être présenté et des interventions seront faites sur les résolutions d’activité et d’actualité, qui doivent également être approuvées.

Vous l’aurez compris, un agenda plus que chargé, étalé sur moins de trois jours. Nous souhaitons aux participants un congrès passionnant et des discussions fructueuses. Aux lecteurs qui ne participent pas au congrès, on a envie de dire : soyez rassurés, METEA Magazine suit le congrès de près et vous présentera un rapport complet dans le prochain numéro.

 

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