Services publics indispensables
UNE AUTRE VOIE EST POSSIBLE

Ce gouvernement présente ses mesures d’austérité comme « inévitables et nécessaires pour garantir l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants ». Bien entendu, nous sommes également favorables à un avenir durable pour toutes et tous, mais nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement ne va pas chercher l’argent là où il se trouve réellement.
Et ce n’est clairement pas dans le portefeuille des travailleuses et des travailleurs. Ce n’est pas non plus dans les services publics. Ce n’est pas chez les personnes qui ont la malchance de tomber malades ou de perdre leur emploi…
Selon le gouvernement, « il n’y a pas d’alternative ». C’est faux. Alors que les discussions budgétaires battent leur plein, le journal Services publics indispensables vous présente un aperçu des économies prévues ainsi que nos alternatives.
INVESTIR DANS DES SERVICES PUBLICS SOLIDES
Les coupes budgétaires aveugles dans les services publics doivent cesser. Pour garantir des services de qualité, il est indispensable de valoriser les agents et de préserver leur expertise. Investir dans les services publics, c’est investir dans des solutions durables : prévention en santé, accueil de l’enfance, accompagnement des citoyens… Autant de choix qui renforcent la société tout en générant des retombées positives. Les services publics ne sont pas le problème, ils font partie de la solution. Qu’attend encore ce gouvernement pour passer à l’action ?
RENFORCER LA LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE ET L’EXPERTISE AU SEIN DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES
Notre pays perd chaque année des recettes considérables à cause de la fraude et des abus. Pour lutter efficacement contre ce phénomène, les pouvoirs publics doivent investir dans des effectifs suffisants. Par ailleurs, une réduction du recours à la consultance externe, combinée à un renforcement de l’expertise interne, permettrait de dégager jusqu’à 200 millions d’euros supplémentaires.
STOP AUX SUBVENTIONS INUTILES ET AUX PROJETS DE PRESTIGE
Paradoxalement, ce gouvernement accorde volontiers des aides aux entreprises, mais beaucoup moins aux services publics et donc à la société. Les entreprises bénéficient de nombreux avantages sous forme de réductions de cotisations sociales, de déductions fiscales, etc. Une évaluation approfondie de ces dispositifs s’impose. Il convient également de garantir des investissements publics équilibrés plutôt que d’injecter des millions dans des projets de prestige. Investissons dans les personnes, et pas uniquement dans le matériel, afin de renforcer des secteurs essentiels comme l’enseignement, les transports publics, les soins de santé et les services numériques.
DES SOLUTIONS DURABLES PLUTÔT QUE COLMATER LES BRÈCHES
La réduction des cotisations pour les flexi-jobs et les emplois étudiants donne l’impression que les travailleurs gagnent davantage. En réalité, il s’agit surtout d’un cadeau accordé aux employeurs. L’application de cotisations sociales normales aux flexi-jobs rapporterait 380 millions d’euros et aux emplois étudiants 750 millions d’euros. En outre, le secteur public ne tire aucun bénéfice des flexi-jobs. Nous risquons au contraire d’y perdre en sécurité et avons surtout besoin d’effectifs stables pour garantir la continuité et la qualité des services essentiels.
AGIR POUR UN TRAVAIL SOUTENABLE
Ce gouvernement oblige chacun à travailler plus longtemps, sans prendre les mesures nécessaires pour rendre cette prolongation réellement tenable. Il faut investir dans la formation et le développement des compétences afin de garantir l’adaptabilité et l’employabilité des travailleurs. Il est également indispensable de mettre en place une véritable politique à destination des travailleurs âgés, notamment grâce à des fins de carrière aménagées et à des adaptations du parcours professionnel permettant d’alléger la charge de travail.

