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La parole des travailleurs

Les employeurs s’en tiennent à une marge de progression salariale de 0,4% maximum. C’est trop peu, surtout dans des secteurs qui ont fait de bonnes affaires ces derniers mois souvent grâce au travail assidu de leurs salariés.

Liselotte Vermeulen, Lidl

"Depuis le déclenchement de la pandémie, notre volume de travail s’est sensiblement accru. Nous avons davantage de clients, nos rayons ont été littéralement pillés et nous avons dû organiser des équipes supplémentaires pour parvenir à les remplir à nouveau. Je n’ai jamais vécu de période aussi intense. Puisque les gens ne peuvent plus aller au restaurant, il est normal que nos ventes de denrées alimentaires augmentent. Afin de tout pouvoir mener à bien, nous devons être plus flexibles. En outre, nous étions constamment en première ligne. Aujourd’hui encore, les conditions de travail restent délicates, avec la distanciation sociale et les masques. Nous méritons une compensation pour ces efforts."

Joerie Kerremans, Novartis

"Nos collaborateurs peuvent aussi tomber malades ou avoir des problèmes de santé indépendamment du Covid. Il est donc important que le secteur pharmaceutique ait continué à fonctionner. Les circonstances sanitaires ont accru les exigences de rendement. Grâce à la concertation sociale, nous sommes parvenus à travailler en toute sécurité, malgré les modifications permanentes des mesures sanitaires. Novartis, mais aussi et surtout les travailleurs ont fait preuve de flexibilité. A cause du virus, ce fut en effet très compliqué d’avoir du personnel dans tous les services. Le personnel a souvent dû travailler dans une section puis dans une autre. Mais à domicile aussi, ce n’était pas toujours évident avec la quarantaine ou les enfants à faire garder pour pouvoir quand même continuer à travailler."

Omar Aouled, AkzoNobel

"Le virus ne nous a jamais empêchés de travailler dans l’entreprise. Au contraire, durant l’année écoulée, nous avons même travaillé des soirées et des samedis supplémentaires. Le confinement a fait que beaucoup de gens ont entamé des travaux de bricolage chez eux. La demande de peinture était telle que ni nous, ni les magasins de bricolage ne parvenions à suivre. Les gens faisaient même des stocks de pots de peinture, comme ils l’avaient fait pour le papier toilette. Ce fut donc une période assez stressante, qui continue, d’ailleurs. Le mois dernier, nous avons  produit 1,8 million de litres de peinture. En fait, AkzoNobel a eu beaucoup de chance avec le Covid-19. Mais l’entreprise a eu aussi de la chance de pouvoir compter sur son personnel qui a continué à travailler, malgré les craintes liées au virus."

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