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Indexation des salaires au 1er juin 2026: voici les secteurs qui en bénéficient

Canva

Des milliers de travailleurs et travailleuses bénéficieront d’une indexation de leur salaire à partir du lundi 1er juin 2026. Parmi les commissions paritaires (CP) gérées par la Centrale nationale des employés, deux secteurs vont profiter majoritairement de la mesure au cours des prochains jours : l’industrie et la culture.


Alors même que la majorité Arizona, avec le Mouvement Réformateur et Les Engagés, vote un double saut d’index partiel au Parlement fédéral, les travailleurs et travailleuses de nombreux secteurs d’activité ont reçu la confirmation, ce jeudi 28 mai 2026, qu’ils bénéficieront du mécanisme d’indexation salariale dès le mois de juin.

Imaginé pour pallier à l’inflation des prix et à la hausse du coût de la vie, le système d’indexation automatique des salaires va donc encore profiter à des milliers de travailleurs et travailleuses du pays en juin.

Au sein de la CNE, quatre commissions paritaires sont directement concernées par cette bonne nouvelle :

  • CP 130 - Commission paritaire pour les employé·e·s de l'imprimerie, des arts graphiques et des journaux: +2%
  • CP 210 - Commission paritaire pour les employé·e·s de la sidérurgie: +2%
  • CP 214 - Commission paritaire pour les employé·e·s de l'industrie textile: +2%
  • CP 303.01 - Sous-commission paritaire pour les employé·e·s de la production de films: +2%

En mai 2026, le système d’indexation automatique des salaires avait déjà permis de revaloriser le salaire des travailleurs et travailleuses de 7 commissions paritaires gérées par la CNE.

 

Pour rappel, le pouvoir d’achat des travailleurs se détériorerait petit à petit si le montant de leur rémunération reste constant tandis que le coût de la vie augmente.

Une manière de lutter contre cette dévaluation de l’argent est de lier le montant de la rémunération à la variation du prix des biens et services: c’est l’indexation.

Toutefois, et contrairement aux augmentations barémiques issues des négociations liées à l’accord interprofessionnel (AIP) ou aux accords du Non Marchand, l’indexation n’est pas une réelle augmentation de salaire. En effet, le salaire qui augmente avec l’indexation permet simplement de continuer à maintenir un niveau de vie équivalent lorsque les prix ont augmenté.

Plafonnement de l’indexation: l’Arizona appauvrit les travailleurs, enrichit les actionnaires

Grâce aux mobilisations syndicales, le gouvernement Arizona (MR et Les Engagés pour les francophones) n’a pas osé :

  • Supprimer l’indexation automatique des salaires
  • Imposer un saut généralisé d’indexation

Mais ce que le gouvernement n’a pas réussi à faire frontalement, il tente de le faire par la bande : un plafonnement de l’indexation pour les salaires considérés comme "plus élevés".

Qu’est-ce que ça implique ?

Les salaires jusqu'à 4.000 euros brut continueraient d'être indexés normalement, comme c'est le cas actuellement.

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Tout ce qui se trouve éventuellement au-delà de ce montant ne sera pas indexé.

Ce que ça représente concrètement pour vous sur l'ensemble de votre carrière? Faites le calcul via notre outil gratuit en ligne.

Pourquoi c’est injuste ?
  • Une attaque contre un travailleur sur deux

Le salaire médian dans le secteur privé se situe aux alentours de 4.000 euros. Cela signifie que la moitié des travailleurs sera concernée par la limitation de l’indexation des salaires.

La mesure ne cible donc pas les « épaules les plus larges » comme le prétend l’Arizona du MR et des Engagés, mais une personne sur deux.

Pour eux, il s’agira d’une perte de milliers d’euros au total. À titre d’exemple, un·e travailleur·euse qui touche 5.000 euros brut (environ 2.600 euros net) perdra environ 23.500 euros en 30 ans de carrière. Et le montant des pertes cumulées sur 30 ans atteindra même 45.400 euros pour un salarié·e qui perçoit actuellement 6.000 euros brut.

  • Un nouveau cadeau aux employeurs…au détriment de la Sécu

Grâce au plafonnement, les employeurs dont les travailleurs gagnent plus de 4 000 € brut réaliseront une économie automatique. 

Et le gouvernement annonce qu’ils peuvent garder la moitié de cette économie. Dans leur poche, ou dans celle des actionnaires.

Alors que si l’entièreté du salaire était indexée, non seulement cela ferait plus d’argent dans la poche des travailleurs (au lieu de celle des actionnaires), mais en plus cela permet de nouvelles rentrées d'impôts et de cotisations sociales pour financer l'État et la sécurité sociale (les hôpitaux, les écoles, les pensions, etc.).

Bref, moins d'indexation signifie évidemment moins d'argent pour les travailleurs et les travailleuses mais aussi moins de cotisations sociales et moins de financement pour les hôpitaux, les pensions, les malades,...