Droit à la formation: jusqu'à 4 jours par an dès le 1er janvier 2026 pour les employés
En Belgique, depuis le 1er janvier 2026, les travailleurs et les travailleuses de la commission paritaire la plus importante du pays (CP 200 ou CPAE) qui bossent dans une entreprise comptabilisant au moins 20 personnes ont droit à un jour de formation supplémentaire par an.
La formation continue est un droit essentiel pour chaque travailleur·euse. Elle permet de rester à jour, développer ses compétences et sécuriser son emploi. Ce droit a été progressivement renforcé grâce aux négociations menées par les syndicats.
Jusqu’en 2023, les entreprises de 20 personnes ou plus devaient proposer 2 jours de formation par an à chaque travailleur·euse à temps plein. Depuis le 1er janvier 2024, ce nombre a augmenté progressivement:
- 3 jours par an à partir de 2024
- 4 jours par an à partir de 2026
- 5 jours par an à partir de 2028
Pour les entreprises plus petites, le principe est différent.
Dans les entreprises de moins de 10 travailleurs·euses, 4 jours collectifs par équivalent temps plein sur 2 ans (dont 1 jour individuel par an en moyenne) ont été négociés.
Dans les entreprises entre 10 et 19 travailleurs·euses : 4,5 jours collectifs par équivalent temps plein sur 2 ans (dont 1 jour individuel par an en moyenne) ont été négociés.
Comment cela fonctionne?
Les formations se déroulent pendant les heures de travail.
Les jours non utilisés peuvent être reportés pendant 5 ans maximum. Passé ce délai, le solde est remis à zéro.
Si l’employeur n’a pas proposé le nombre suffisant de jours de formation en entreprise, le·la travailleur·euse peut utiliser ce crédit via des formations organisées par CEFORA, dans les 12 mois suivant la période concernée.
Un financement garanti
Ces formations sont financées par le fonds sectoriel CEFORA, ce qui signifie qu’aucun coût n’est à charge des travailleurs·euses.
Pourquoi se former?
Se former, c’est anticiper les évolutions du métier, renforcer son employabilité et préparer son avenir professionnel.
Besoin d’accompagnement?
Si les jours de formation ne sont pas proposés ou si leur utilisation semble compliquée, la CNE accompagne les travailleurs·euses pour faire respecter ce droit.



