Résidence Springuel à Saint-Nicolas : le ras-le-bol du personnel s’intensifie
Après la grève du 16 janvier, le climat social reste extrêmement tendu à la Résidence Springuel de Saint-Nicolas. Le personnel dénonce une communication chaotique et contradictoire de la direction, des pressions internes et des licenciements jugés injustifiés. La CSC Services publics exige une remise à plat urgente de la situation.
Les travailleuses et travailleurs de la Résidence Springuel à Saint-Nicolas dénoncent une aggravation du malaise social. Loin d’apaiser les tensions, la gestion de la direction est perçue comme chaotique, anxiogène et incohérente.
« Le jour de la grève, des pressions auraient été exercées pour empêcher certains travailleurs de suivre le mouvement, dénonce Carine Vanderhaegen, secrétaire permanente CSC Services publics. Ces pratiques sont inacceptables et portent atteinte aux droits syndicaux. »
Les travailleurs pointent une communication interne contradictoire, notamment après l’annonce de deux licenciements pour raisons budgétaires et organisationnelles, sans explication préalable ni réunion d’information. Dans le même temps, deux aides-soignantes ont été engagées, accentuant le sentiment d’incompréhension au sein des équipes.
Au moment de la grève, le personnel a reçu en main propre un document relatif au bien-être au travail, distribué dans l’urgence alors qu’une procédure psychosociale était en cours. Le contenu et la forme de ce document ont été vécus comme inappropriés et anxiogènes. Ce document a été réalisé par la Directrice . « Dans un contexte aussi sensible, la direction devrait faire preuve de clarté et de respect, souligne Carine Vanderhaegen. Au contraire, les messages contradictoires se multiplient et détériorent encore le climat de travail. »
Le personnel dénonce également des propos injustes tenus à l’égard de collègues récemment licenciées, pourtant reconnues comme investies et compétentes par leurs pairs. Par ailleurs, une pression importante est ressentie par les déléguées syndicales de la CSC, qui tentent de rassurer les équipes.
Face à cette situation, les travailleurs réclament une communication transparente et conforme à la législation, le respect des procédures en cas de restructuration et l’ouverture d’un véritable dialogue avec le terrain.
« Seule une remise à plat honnête permettra de restaurer la confiance, conclut la secrétaire permanente. Cette confiance est indispensable pour garantir à la fois le bien-être du personnel et un accompagnement digne et sécurisé des résidents. »

