La réforme des pensions reste injuste: la CSC saisit la Cour constitutionnelle
Cette nuit, le Parlement fédéral a voté la réforme des pensions, une réforme qui reste profondément injuste. Malgré des mois de concertation et de manifestations, le gouvernement persiste dans des choix qui pénaliseront tout le monde, avec un impact particulièrement lourd pour les demandeurs d’emploi de plus de 50 ans et pour les femmes. Les jeunes voient eux aussi s’éloigner la perspective d’une fin de carrière digne et d’une pension décente.
Ces derniers mois, la CSC a organisé plusieurs manifestations à travers tout le pays. Cette mobilisation nous a permis d’obtenir plusieurs ajustements:
- des emplois de fin de carrière ont été préservés;
- l’instauration du malus pension a été reportée à 2027;
- certaines périodes, comme la maladie et le congé de maternité, ont été assimilées;
- des corrections limitées ont été apportées (comme les 5 jours fictifs).
Ces avancées prouvent que la mobilisation porte ses fruits. Mais la réforme reste injuste. L’accès à la pension anticipée est considérablement restreint, et une pension complète devient inaccessible pour de nombreuses personnes:
- une année de carrière ne compte qu’à partir de 156 jours effectivement prestés;
- cette norme s’applique rétroactivement à l’ensemble de la carrière;
- seules les personnes totalisant 35 années de carrière et 7.020 jours échappent au malus.
La CSC contestera cette loi devant la Cour constitutionnelle. Elle entend notamment soulever des questions fondamentales:
- l’atteinte aux droits acquis;
- l’inégalité de traitement entre travailleurs;
- la proportionnalité des mesures.
- tienne compte des carrières réelles;
- respecte les femmes et valorise le travail de soin non rémunéré (care);
- protège les travailleurs vulnérables;
- garantisse la sécurité juridique.
