Communiqué de presse
29/05/2026
L’index forfaitaire : une erreur qui coûte cher au budget, au détriment des citoyens ordinaires
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Aujourd’hui, la loi-programme a été votée à la Chambre. Celle-ci approuve, parmi toute une série d’autres mesures, le très controversé index forfaitaire.
Les interlocuteurs sociaux répètent depuis plusieurs semaines que leur alternative est à la fois plus avantageuse pour le budget et plus juste sur le plan social. Des calculs du Bureau du Plan ont déjà montré que cette alternative est neutre sur le plan budgétaire. Une analyse du Conseil central de l’économie indique même que cette alternative pourrait rapporter entre 100 et 133 millions d’euros supplémentaires par an au gouvernement fédéral. Un montant qui pourrait être utilisé pour corriger également les allocations et les salaires dans le secteur public.
La CSC ne cache pas son mécontentement face à un choix politique qui nie le besoin de sécurité des travailleurs, y compris ceux de la fonction publique, dans une période d’instabilité économique.
« Cette attitude est incompréhensible », déplore sa secrétaire générale, Marie-Hélène Ska
« Les chiffres montrent clairement que notre proposition est plus avantageuse, tant pour les recettes publiques que pour le pouvoir d’achat des travailleurs. Elle garantit la stabilité de l’indexation pour tous, y compris dans le secteur public et pour les allocations. Grâce à cet accord entre interlocuteurs sociaux, les revenus les plus faibles conservent également le tarif social de l’énergie, qui leur est indispensable. C’est un dossier que nous avons toujours défendu avec force à la CSC, afin que les travailleurs à bas revenus, les personnes disposant d’une faible pension et les allocataires sociaux continuent à bénéficier de la protection nécessaire. Pourtant, certains partis refusent toujours de regarder cette réalité en face. Le gouvernement commet une grave erreur en balayant l’accord des interlocuteurs sociaux et la connaissance de terrain dont ils disposent. Avec l’index plafonné, de nombreux travailleurs et pensionnés verront leur situation se dégrader. Et dans bien des secteurs, on assistera à un beau gâchis. On prétend que seule la moitié de la population est concernée, mais c’est faux. Comme la mesure modifie également le niveau des allocations et des barèmes salariaux, elle finira par toucher bien davantage de personnes. Nous risquons d’en subir les conséquences pendant longtemps encore », conclut Marie-Hélène Ska.