Budget bruxellois consacré aux politiques de l’emploi.
La CSC se dit satisfaite des ajustements obtenus mais restera vigilante quant à la trajectoire budgétaire.
Ce 16 avril, le Gouvernement bruxellois a revu la proposition de budget initialement présentée par le ministre de l’Emploi, M. Hublet. Cette proposition avait précédemment reçu un avis négatif du Comité de gestion d’Actiris, notamment à la suite de l’intervention de la CSC.
Le projet initial prévoyait des mesures d’économies importantes, jugées par la CSC comme déconnectées des réalités du terrain et susceptibles d’affaiblir fortement les politiques d’emploi et d’insertion à Bruxelles. Le manque de concertation préalable a conduit à des mobilisations conjointes des travailleurs et des employeurs des secteurs non marchands, en particulier dans le domaine de l’insertion socio-professionnelle, directement touché par les mesures envisagées.
Concrètement, les mesures de réduction visant les partenariats ont été annulées, de même que celles relatives aux ACS et aux CPE. Cette décision permet de stabiliser plus de 5.000 équivalents temps plein (ETP) contribuant à des missions d’intérêt général, ainsi que de préserver l’emploi de plus de 400 travailleurs et travailleuses des missions locales. Elle garantit également la continuité de l’accompagnement de plus de 10.000 demandeurs d’emploi et de nombreux dispositifs d’insertion associés.
La CSC prend acte de ces avancées. Elle souligne toutefois que l’effort budgétaire n’a pas été supprimé mais déplacé d’Actiris vers l’administration Bruxelles Économie et Emploi. Le Gouvernement a dès lors dû adapter les modalités de la trajectoire budgétaire initialement prévue. La CSC relève que, malgré un déficit de concertation et des choix initiaux contestables, les contraintes budgétaires imposées au Ministre rendaient la confection d’un budget délicate.
Cette séquence met en lumière plusieurs enseignements. Elle confirme l’importance d’une concertation en amont des décisions, plutôt que des arbitrages rapides et isolés. Elle rappelle également la pertinence du modèle de gestion paritaire d’un organisme tel qu’Actiris. Enfin, elle démontre qu’une trajectoire budgétaire strictement austéritaire risque de fragiliser les politiques publiques et de compromettre la réalisation des objectifs fixés par la Déclaration de politique régionale.
Si cette étape constitue une victoire partielle, la CSC considère que les enjeux restent importants. La trajectoire budgétaire initiale prévoyait en effet une réduction progressive des subsides et partenariats d’Actiris de 25 millions d’euros en 2026 à 60 millions d’euros en 2029.
