Réforme TVA : encore 348€ de moins dans le porte-monnaie des travailleurs
Selon une nouvelle étude de la CSC Alimentation & Services, les scénarios de hausse de la TVA actuellement discutés pourraient coûter jusqu’à 348 € par an à un travailleur moyen.
La CSC Alimentation & Services a analysé l’impact des différents scénarios de hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) actuellement évoqués au niveau fédéral. Selon les simulations réalisées à partir du modèle de micro-simulation Euromod, utilisé par la Commission européenne, un travailleur pourrait subir une perte de pouvoir d’achat allant jusqu’à 348 € par an si le taux normal de TVA passait de 21 % à 22 % et si les taux réduits étaient harmonisés à 9 %.
Les discussions budgétaires visent à dégager de nouvelles recettes pour les finances publiques. Plusieurs pistes sont sur la table : relever le taux normal de TVA à 22 % ou augmenter le taux réduit de 6 % à 9 % pour de nombreux biens et services essentiels. Les simulations montrent qu’une hausse du taux normal de TVA à 22% coûterait en moyenne 154 € par an à un travailleur. L’harmonisation des taux réduits à 9 % représenterait quant à elle 194 € supplémentaires. L’impact serait particulièrement marqué sur les dépenses essentielles, notamment l’alimentation, qui concentrerait à elle seule la plus grande part du surcoût.
| Revenu annuel moyen | Surcoût TVA à 22% | Surcoût TVA à 9% | Surcoût total | % | |
|---|---|---|---|---|---|
| Individu | 31.048 | 134 | 186 | 320 | 1,03% |
| Ménage | 45.808 | 208 | 290 | 498 | 1,09% |
| Travailleur | 36.003 | 154 | 194 | 348 | 0,97% |
Un détail par poste de dépenses (alimentation, vêtements…) est présent dans l’étude.
« Les taxes sur la consommation touchent davantage les ménages aux revenus modestes, car elles pèsent plus lourdement dans leur budget. D’autres pistes existent afin de renforcer les recettes publiques sans fragiliser davantage le pouvoir d’achat des travailleurs, notamment en faisant payer des cotisations complètes au travail étudiant et flexi jobs, ou en taxant davantage les hautes fortunes. », déclare Steve Rossel, président de la CSC Alimentation & Services.
