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La CSC-Transcom protège la prime de nuit dans le transport et la logistique : la prime reste d’application à partir de 20 heures

Bonne nouvelle pour les travailleurs du secteur du transport et de la logistique. À l’initiative de la CSC-Transcom, les partenaires sociaux de la commission paritaire 140.03 concluront, le jeudi 17 septembre, une convention collective de travail garantissant que les travailleurs nouvellement engagés depuis le 1er juin 2026 continueront eux aussi à bénéficier de la prime de nuit existante pour les prestations effectuées entre 20 heures et 6 heures. Les syndicats et les employeurs du secteur corrigent ainsi une perte de pouvoir d’achat résultant des mesures du gouvernement Arizona.

Une mesure gouvernementale menaçait d’éroder la prime de nuit

Depuis le 1er juin 2026, de nouvelles règles légales relatives au travail de nuit s’appliquent dans le secteur de la distribution et les secteurs connexes, notamment à certaines activités du transport et de la logistique. Pour les travailleurs engagés à partir de cette date, les primes et avantages liés au travail de nuit ne doivent en principe plus obligatoirement être accordés que pour les prestations effectuées entre 23 heures et 6 heures, au lieu de la tranche horaire de 20 heures à 6 heures.

Pour les travailleurs qui étaient déjà en service avant le 1er juin 2026, les primes et avantages existants pour les prestations effectuées entre 20 heures et 6 heures restent maintenus.

Il en résultait une différence indésirable entre collègues effectuant exactement le même travail : celui qui avait été engagé avant le 1er juin conservait ses droits, tandis qu’un collègue nouvellement engagé pouvait perdre sa prime de nuit pour les heures prestées entre 20 heures et 23 heures.

Pour la CSC-Transcom, cette différence est difficilement défendable. Le travail de nuit n’est en effet pas moins pénible simplement parce qu’une personne est entrée en service après le 1er juin 2026.

Dans la CP 140.03, 20 heures reste tout simplement 20 heures

Au sein de la commission paritaire 140.03 pour le transport routier et la logistique pour compte de tiers, une indemnité sectorielle de nuit est prévue pour le personnel non roulant pour les prestations effectuées entre 20 heures et 6 heures. L’indemnité de nuit s’élève à 12,5 % du salaire horaire barémique pour les collaborateurs logistiques et à 1,8870 € par heure pour les chauffeurs.

La nouvelle législation laisse aux partenaires sociaux la possibilité de déroger à cette limitation et de maintenir les primes existantes également pour les nouveaux travailleurs.

La CSC-Transcom a dès lors pris l’initiative, au sein de la commission paritaire, de soumettre aux partenaires sociaux une convention collective de travail visant à préserver le régime existant.

Le jeudi 17 septembre, syndicats et employeurs apposeront leur signature au bas de cette CCT. La prime sectorielle de nuit entre 20 heures et 6 heures sera ainsi également maintenue pour les travailleurs entrés en service à partir du 1er juin 2026.

Pas de perte de salaire pour ceux qui travaillent le soir et la nuit

Pour la CSC-Transcom, il ne s’agit pas simplement d’une adaptation technique d’une CCT. Les travailleurs du transport et de la logistique travaillent à des heures où la plupart des gens sont chez eux. Le travail du soir et de nuit a un impact réel sur la vie sociale et familiale et mérite dès lors une rémunération correcte.

La perte de trois heures de prime de nuit par nuit prestée peut en outre peser lourdement sur le revenu, tant sur une base mensuelle qu’annuelle. La CSC-Transcom ne pouvait donc accepter que les nouveaux travailleurs gagnent structurellement moins pour un travail tout aussi pénible.

Les partenaires sociaux corrigent ce que le gouvernement fait mal

Le fait que les organisations patronales et les syndicats décident ensemble de maintenir le régime existant envoie en outre un signal clair.

Le gouvernement peut penser que rendre le travail du soir et de nuit moins coûteux constitue une bonne manière de réformer le marché du travail, mais sur le terrain, l’adhésion à cette approche semble nettement plus limitée. Ni les travailleurs ni les employeurs ne souhaitent des mesures qui perturbent les équilibres existants, traitent différemment des collègues et finissent par porter atteinte au pouvoir d’achat des personnes qui travaillent à des heures difficiles.

La concertation sociale démontre ici toute sa valeur ajoutée : employeurs et travailleurs connaissent la réalité du secteur et peuvent convenir ensemble de dispositions à la fois praticables et équitables.

La CSC-Transcom : la concertation sociale porte ses fruits

La CSC-Transcom se réjouit que les autres partenaires sociaux aient répondu favorablement à notre initiative visant à préserver la prime de nuit pour tous les travailleurs.

Grâce à cette CCT, nous évitons la création d’un système à deux catégories de travailleurs sur un même lieu de travail. Les nouveaux collègues ne sont pas pénalisés financièrement parce qu’ils ont commencé après le 1er juin 2026, et l’indemnité pour les prestations du soir et de nuit est maintenue telle qu’elle existe aujourd’hui dans le secteur.