380 000 travailleurs à temps partiel menacés par le « malus pension » de l’Arizona
La CSC Alimentation et Services tire la sonnette d'alarme : selon une analyse exclusive basée sur les données de l'ONSS, 382 000 travailleurs à mi-temps ou moins en Belgique risquent de subir de plein fouet le nouveau « malus pension » instauré par le gouvernement Arizona. Cette réforme, qui prévoit des coupes de pension allant jusqu'à 25 % pour les départs avant 67 ans, pénalise de plein fouet des travailleurs ayant pourtant cotisé tout au long de leur vie active.
En cause : l'exigence de 156 jours de travail effectif par an (contre 104 précédemment) pour échapper à la sanction. Pour un contrat à mi-temps, le moindre jour d'absence suffit à invalider l'année entière. En dessous de 45 % de temps de travail, l'année est automatiquement disqualifiée.
Une double peine injuste pour les femmes
Les données démontrent que cette mesure frappe en priorité les femmes, qui représentent jusqu'à 90 % des temps partiels dans les secteurs les plus exposés comme l'enseignement, les soins ou les titres-services. Cette réalité fait écho aux récentes révélations du Soir et du Standaard : les mères ont deux fois plus de risques de souffrir d'un burn-out ou d'une dépression que les pères. Ce sont elles qui réduisent leur temps de travail pour gérer la charge familiale, un choix subi qui augmente leur stress au quotidien et qui, demain, réduira drastiquement leur pension. Face à cette injustice, la CSC introduit un recours devant la Cour constitutionnelle.
