Les syndicats testent le « jumeau numérique » de Bruxelles : la transition en immersion
Ce 20 mai, les délégués des trois grands syndicats belges impliqués dans le projet intersyndical BRISE (dédié à la transition énergétique et numérique) ont poussé les portes de l’institut FARI.
L'objectif ? Tester leur laboratoire d’immersion virtuelle : le « CAVE ». Un outil impressionnant qui pourrait bien bousculer nos manières de négocier la transition.
🗺️ Une plongée en temps réel dans la Région bruxelloise
L’immersion est immédiate. Face aux écrans du CAVE, on plonge directement dans une réplique numérique de la Région bruxelloise. Le principe est interactif : on fait varier différentes jauges en temps réel — comme le niveau de verdurisation d'un quartier ou la réduction du trafic automobile — et la machine calcule instantanément l'impact sur la qualité de l'air ou les îlots de chaleur.
Pour nous, qui portons des propositions concrètes sur le terrain, pouvoir visualiser ces effets change la donne.
Alors que les responsables politiques s'apprêtent à leur tour à visiter l'installation, ce projet de « jumeaux numériques » ouvre des perspectives énormes pour la concertation sociale :
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Baser nos revendications environnementales sur des modèles scientifiques solides.
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Simuler l’impact écologique d’un plan de mobilité d’entreprise.
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Prouver l’efficacité de la rénovation énergétique de nos ateliers et bureaux avant même le premier coup de pioche.
👥 Le défi : Un outil au service de l'intérêt général, pas du privé
Mais pour que cette promesse devienne réalité, le défi est de taille. Aujourd'hui, l'institut FARI manque encore de financements, de partenaires et de données précises. C’est un point crucial : pour que cet outil serve vraiment l’intérêt général, il doit rester public et indépendant.
Sans un investissement fort de la Région, le risque est de voir cette technologie récupérée par des cabinets de consultance privés, plus habitués à chiffrer la rentabilité financière qu’à penser au bien-être des Bruxellois…
Les algorithmes ne remplaceront jamais la concertation sociale.
Une machine peut simuler des flux de circulation, mais elle ne ressentira jamais la fatigue d’un travailleur posté ou le stress d’une fin de mois. La transition écologique ne se fera pas en déplaçant de simples curseurs virtuels ; elle se fera sur le terrain, avec les travailleuses et les travailleurs.
🤖 S'emparer de la technologie pour le progrès social
C'est précisément pour cela que le monde syndical doit se saisir de ces avancées technologiques. Notre monde change, les outils évoluent, et nous avons un rôle majeur à jouer ensemble pour orienter ces innovations vers le progrès social.
