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Face au succès des formations, la N-VA soupçonne.

Un nombre record de demandeurs d’emploi opte pour une formation menant à un métier en pénurie, la N-VA opte pour la méfiance.

Dans notre pays, un nombre record de demandeurs d’emploi suit une formation menant à un métier en pénurie. C’est donc une nouvelle à la fois positive et porteuse d’espoir, compte tenu des énormes pénuries, notamment dans le secteur des soins de santé. Mais selon la N-VA, la démarche des demandeurs d’emploi serait surtout motivée par la volonté de continuer à bénéficier d’allocations de chômage. La méfiance reste une constante dans la manière dont la N-VA considère les gens ordinaires, constate la CSC.
 
En décembre 2025, 24.048 demandeurs d'emploi belges étaient inscrits à une formation menant à un métier en pénurie, soit une hausse de 112 % par rapport à l'année précédente. 

La N-VA se méfie de cette hausse spectaculaire. Malgré la volonté affichée du gouvernement de mettre le plus de personnes possibles au travail, le parti du Premier ministre laisse entendre que de nombreux demandeurs d’emploi suivent ces formations avant tout pour conserver leurs allocations. La durée des allocations de chômage a, en effet, été limitée. Toutefois, les personnes qui se sont inscrites à une formation menant à un métier en pénurie avant le 1er janvier 2026 voient leurs allocations prolongées pour toute la durée de la formation. « Cela pourrait indiquer qu'un certain nombre de chômeurs ont sciemment fait un usage abusif de cette mesure transitoire, dans le but principal de prolonger leur allocation », peut-on lire dans Het Laatste Nieuws. Selon la N-VA, l'augmentation des inscriptions aux formations à un métier en pénurie s'explique aussi par le rôle joué par les syndicats. « Ils ont organisé des ateliers où ils ont expliqué aux chômeurs comment prolonger leurs allocations et les ont activement encouragés à s'inscrire », déclare Axel Ronse, le chef de groupe de la N-VA.^

« Nous aidons nos membres, qu'ils soient actifs ou à la recherche d'un emploi, à répondre à leurs questions concernant les possibilités de formation. Il s'agit d'un service complémentaire que nous offrons à nos membres », déclare Koen Meesters, secrétaire national de la CSC. « La formation est la première porte d’entrée vers l'emploi. Nous nous réjouissons de voir un nombre record de personnes se tourner vers une formation en pénurie et nous espérons que cette formation est en adéquation avec leurs talents. Dans le meilleur des cas, cela débouche sur un emploi durable.

La manière dont la N-VA jette la suspicion sur des personnes qui font l’effort de se former révèle le niveau de méfiance extrême que ce parti nourrit à l’égard des citoyens et de la société. Si le parti se souciait réellement, par exemple, de la motivation des personnes actives dans des métiers en pénurie, il mettrait l’accent sur une plus grande reconnaissance de ces professions ainsi que sur de meilleures conditions de travail. Avec de telles accusations, la N-VA apparaît déconnectée des réalités. Dans le secteur des soins de santé par exemple, des dizaines de milliers de travailleurs supplémentaires sont nécessaires pour faire face aux pénuries actuelles et futures. Il s’agit souvent d’emplois exigeants, mentalement éprouvants et insuffisamment rémunérés. Nous ne pouvons que nous réjouir de chaque personne qui choisit de se former, que ce soit dans les soins, la construction ou le transport. »


La N-VA ajoute encore, non sans une pointe d’ironie : « Il faudra veiller à ce que le chômeur ait bénéficié de cette dispense à juste titre et ait ainsi pu bénéficier plus longtemps d’une allocation. »

Si la N-VA s’attaquait avec autant de fermeté aux subventions inutiles accordées aux entreprises et aux niches fiscales qu’aux demandeurs d’emploi, aux malades de longue durée et aux pensionnés, le déficit budgétaire de notre pays serait résorbé depuis longtemps.