Négociations dans l'impasse dans les ETA bruxelloises : un préavis de grève déposé
Les principes ne remplissent pas le frigo !
Les négociations sectorielles dans les Entreprises de Travail Adapté (CP 327.02) à Bruxelles sont à l’arrêt. Si les employeurs se disent favorables à l’instauration d’un chèque-repas sectoriel minimum et à l’augmentation des chèques existants, ils refusent toutefois d’en assumer le financement sans subsides supplémentaires. Or, il s’agit de la seule marge d’amélioration du pouvoir d’achat autorisée au niveau fédéral pour les travailleurs en situation de handicap.
Face à l’inflation et à des situations de plus en plus critiques sur le terrain, les travailleurs — déjà rémunérés au salaire minimum — ne peuvent plus attendre. Les témoignages sont éloquents : factures qui explosent, frigos vides malgré un emploi. Pour les syndicats CG/FGTB et CSCBIE, les principes ne suffisent plus. Une mesure modeste et finançable est indispensable pour répondre à une urgence sociale.
Malgré la volonté syndicale de poursuivre le dialogue sur d’autres dossiers, les employeurs ont rompu les discussions. En réaction, un préavis de grève a été déposé. Les syndicats appellent à une reprise urgente de la concertation et interpellent la COCOF et le PHARE afin que les subsides publics alloués aux ETA garantissent des conditions de vie dignes pour les travailleurs.
Le préavis de grève se veut un signal d’alarme : les travailleurs ne réclament pas un privilège, mais le droit de vivre décemment de leur travail.
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