Projet de circulaire MFO 8 – La CSC Services publics dit NON
Dans le cadre du projet de circulaire MFO‑8 relatif à la conduite des véhicules prioritaires, la CSC Services publics a dit clairement NON.
Certes, ce projet avait le mérite d’exister. Il tentait de rassembler, en un seul texte, une série de bases légales jusque‑là éparses et proposait une vision globale ainsi que des directives sur un sujet particulièrement sensible pour nos collègues. Sur le principe, cette démarche pouvait sembler aller dans le bon sens.
Cependant, pour la CSC Services publics, notre position a toujours été simple, cohérente et constante :
- une directive claire, contraignante et applicable sur l’ensemble du territoire,
- assortie d’un nombre défini et obligatoire de formations pratiques à la conduite prioritaire.
Si nous prenons acte que le caractère contraignant de la directive a finalement été intégré, force est de constater que l’aspect essentiel de la formation a, lui, été renvoyé vers un groupe de travail, sans garanties concrètes, ni calendrier précis, ni moyens identifiés.
Or, la problématique de la formation à la conduite prioritaire n’est pas nouvelle au sein de la Police intégrée. La réalité du terrain est connue :
- trop peu de collègues bénéficient d’une véritable formation initiale et encore moins d’une formation continuée,
- alors même que la conduite prioritaire constitue une mission à haut risque, tant pour les policiers que pour les citoyens.
Les accidents se succèdent, et à chaque fois, le constat est identique :
- la responsabilité retombe bien souvent uniquement sur le collègue derrière le volant,
- pendant que les responsabilités organisationnelles, le manque de formations adaptées et l’insuffisance des moyens sont relégués au second plan.
Tout le monde s’accorde pour dire qu’il faut agir. Mais lorsque le moment arrive de passer de la théorie aux actes, nous devons, une nouvelle fois, regretter et constater que les moyens nécessaires ne sont pas mis à disposition.
La CSC Services publics refuse que les travailleurs paient le prix de cette incohérence.
- Pas de directives contraignantes sans formations adaptées.
- Pas d’exigences accrues sans protection réelle du personnel.
- Pas de responsabilisation individuelle sans responsabilité institutionnelle.
Nous continuerons à défendre une approche juste, réaliste et sécurisante, qui protège nos collègues, reconnaît la dangerosité de leurs missions et garantit une formation de qualité, partout et pour tous.
