Les fonctionnaires fédéraux mènent aujourd’hui une action contre les réformes unilatérales du gouvernement
Aujourd'hui, le personnel de l’administration fédérale mène une action pour protester contre les réformes prévues par le gouvernement De Wever. L’accord gouvernemental envisage une privatisation et une contractualisation poussées de fonctions qui ne seraient pas considérées comme des missions essentielles ou des fonctions régaliennes.
Le principal problème est qu’aucune concertation sociale n’a lieu à ce sujet. À ce jour, il n’existe en outre aucune définition des missions essentielles ou fonctions régaliennes. Or, une définition claire de ces termes constitue une condition essentielle pour pouvoir débattre de réformes aussi drastiques de manière transparente et juridiquement sécurisée.
Les ministres compétents, Mme Matz et Mr Van Peteghem, ne prennent pas l’initiative d’engager la concertation nécessaire avec les partenaires sociaux. Dans le même temps, d’autres membres du gouvernement, parmi lesquels Mmes Verlinden et Van Bossuyt, prennent déjà des décisions concrètes visant à mettre en œuvre des mesures de privatisation, en l’absence totale de concertation sociale et sans cadre clairement défini. Une réforme globale de l’administration fédérale est ainsi engagée sans accord préalable ni règles claires, ce qui est pour nous totalement inacceptable.
Les actions menées aujourd’hui prennent différentes formes. Des piquets sont organisés devant le centre fermé 127bis et la prison d’Anvers. Par ailleurs, des réunions d’information sont organisées sur les lieux de travail afin d’informer le personnel des réformes envisagées et de leurs conséquences sur l’emploi, le statut des agents et la qualité du service public.
Par cette mobilisation, les fonctionnaires fédéraux exigent le respect de la concertation sociale, des engagements clairs en amont et une réforme fondée sur la transparence, la sécurité juridique et l’intérêt général.
