Bruxelles-capitale: réforme des collectes de déchets verts
Observations et remarques de la CSC
À la suite du communiqué diffusé par Bruxelles-Propreté relatif à la réforme des collectes, la CSC souhaite apporter les précisions et remarques suivantes.
La CSC rappelle qu’un avis de désaccord motivé a été signé en front commun syndical concernant la réforme des collectes des déchets verts, reposant sur une alternance une semaine sur deux. Contrairement à toute interprétation erronée, cette réforme ne bénéficie d’aucun accord syndical.
Dans ce contexte, la CSC marque explicitement ses remarques quant aux comportements observés dans la préparation et la mise en œuvre de cette réforme. Ces comportements, tant au niveau organisationnel que managérial, interrogent le respect des principes de concertation sociale, de transparence et de dialogue loyal.
Sur le fond, la CSC partage les préoccupations exprimées en front commun. La diminution de la fréquence des collectes constitue une réduction effective du service rendu à la population. L’obligation de collecte des déchets organiques a été mise en place sans engagement de personnel supplémentaire, créant un déficit structurel connu. La mise en place de collectes mixtes, malgré les problèmes de conformité identifiés, a conduit notamment à des refus de traitement des déchets par l’opérateur Veolia.
Aujourd’hui, la Direction générale modifie à nouveau l’organisation en imposant l’utilisation de véhicules de plus grande capacité. Or, ces véhicules ne sont pas adaptés à l’ensemble des voiries bruxelloises, ce qui risque de compliquer l’exécution des tournées, d’accroître la pression sur les agents et d’augmenter les risques opérationnels.
La CSC s’inquiète également des conséquences en basse saison, tant sur le volume de travail que sur le maintien de l’emploi et des conditions statutaires. En outre, cette réforme structurelle a été décidée en fin de mandat ministériel, dans un contexte de gouvernement en affaires courantes, ce qui soulève des questions de responsabilité et d’opportunité.
La CSC demande dès lors à la Direction générale d’assumer pleinement ses responsabilités et d’apporter des garanties claires et formelles concernant :
- le maintien intégral de l’emploi ;
- le respect des statuts et des conditions de travail ;
- la qualité du service public rendu aux citoyens ;
- une concertation sociale réelle, transparente et respectueuse des organisations syndicales.
La CSC réaffirme que le service public de propreté mérite des moyens humains adaptés, une organisation réaliste et une gestion responsable, fondée sur le respect des travailleurs et du dialogue social.
