Enquête sur les besoins en main d’œuvre en Wallonie: l’urgence de concrétiser
La CSC wallonne a pris connaissance des résultats de l’enquête sur les besoins en main-d’œuvre (BMO) réalisée par le Forem, en collaboration avec le cabinet du ministre de l’Emploi et AKT auprès des employeurs.
Elle salue cette initiative et se réjouit des premiers enseignements : 88 000 intentions de recrutement, ce n’est pas anodin !
Mais il ne s’agit encore que d’intentions. L’enjeu désormais est de les concrétiser. Aujourd’hui, la Wallonie compte 270 000 demandeurs d’emploi, tandis que le Forem diffuse environ 40 000 offres disponibles, dont une large majorité émane d’entreprises situées en Flandre et relève principalement de l’intérim. Comme l’a rappelé le président de l’UCM, « Le Forem et les entreprises wallonnes doivent donc concrétiser l’essai. »
La CSC wallonne veillera donc à ce que les 88 000 intentions de recrutement se traduisent en véritables emplois durables. À défaut, cette enquête apparaîtrait davantage comme un exercice de communication visant une fois de plus à culpabiliser les demandeurs d’emploi.
L’exigence de résultats ne peut peser uniquement sur ces derniers. Trop d’entreprises échappent encore à l’obligation de publier leurs offres via le Forem. Elles doivent aussi assumer les conséquences d’une réforme des allocations de chômage que leurs fédérations ont largement soutenue.
La CSC wallonne appelle donc les entreprises à prendre pleinement leurs responsabilités face à l’un des plus grands défis qui se posent aujourd’hui au Forem, et plus largement au marché du travail wallon.
