ACV-CSC METEA inquiet pour l’avenir industriel en Belgique
ACV-CSC METEA exprime ses plus vives inquiétudes face à l’évolution de la situation de la sidérurgie en Belgique et en Europe.
L’annonce par ArcelorMittal de la délocalisation vers l’Inde de plusieurs départements de support stratégiques constitue un signal négatif pour l’emploi bien en entendu mais aussi sur le maintien de compétences industrielles en Europe.
Parallèlement, le groupe gèle des investissements clés liés à la décarbonation de ses sites européens, mettant en péril les objectifs climatiques et industriels de l’Union européenne.
« Ces décisions alimentent la crainte d’un démantèlement progressif des sites industriels d’ArcelorMittal en Europe », avertit ACV-CSC METEA.
Ils soulignent que ces choix interviennent alors que les travailleurs et les sites européens ont consenti d’importants efforts d’adaptation ces dernières années.
ACV-CSC METEA alerte également sur les risques pesant sur NLMK La Louvière et Clabecq, qui pourraient ne plus être ravitaillés en brames en provenance de Russie, ainsi que sur la restructuration importante en cours chez Thy-Marcinelle.
À la veille du Sommet européen de l’Industrie qui se tiendra à Anvers le 11 février 2026, considéré comme un rendez-vous clé pour l’avenir industriel européen, nous demandons des engagements concrets pour éviter une désindustrialisation durable.
Rejoignant les analyses d’IndustriAll Europe, ACV-CSC METEA estime qu’une politique industrielle européenne forte est indispensable pour garantir une production d’acier durable et des emplois de qualité.
Nous demandons également une conditionnalité stricte des aides publiques et des mécanismes de soutien à la transition industrielle.
Nous appelons le Parlement européen à accélérer le vote et la mise en œuvre des mesures de protection de la sidérurgie européenne, notamment face aux pratiques de concurrence internationale déloyales.
L’absence de décisions rapides risque d’affaiblir durablement la souveraineté industrielle européenne.
ACV-CSC METEA exigent enfin des garanties claires et vérifiables sur l’avenir des sites, des investissements et de l’emploi en Europe.
