L'industrie est à nous
Ce 16 septembre, nous nous mobilisons en premier lieu pour les plans de restructuration d’Audi Brussels. Malheureusement, il ne s’agit pas d’un cas isolé. L’année dernière, une onde de choc s’est abattue sur l’industrie belge, les entreprises sont tombées comme des dominos. Le nombre de restructurations et de faillites a battu des records. Allant de Ontex, Onsemiconductor, Mc Three, Van Hool, Thalès Alenia Space… jusqu’à Audi… la goutte qui a fait déborder le vase. Cela se traduit toujours par des pertes d’emplois et des activités industrielles qui disparaissent et ne reviennent pas.
Malgré l’état lamentable de l’industrie, nous ne pouvons pas nous en passer. Elle est le principal moteur de notre économie. De nombreux autres biens et services en découlent. Elle génère également des exportations, dont nous sommes extrêmement dépendants en tant que petit pays ET en tant qu’économie ouverte. Car ces exportations, à leur tour, fournissent les ressources nécessaires pour investir dans notre société. Il ne faut pas non plus oublier que l’industrie sera un levier important pour la transition vers une économie verte et durable.
C’est pourquoi l’attention se porte aujourd’hui sur l’ensemble de l’industrie. Les entreprises doivent être bien encadrées, tant par les autorités que par les partenaires sociaux. Les réglementations doivent offrir de la sécurité juridique, les politiques doivent être adaptées aux éventuelles conséquences sociales négatives et il doit y avoir une vision de la valeur ajoutée que notre industrie peut apporter dans une économie durable.
En tant que syndicat, nous visons l’emploi durable, tourné vers l’avenir. Chacun doit pouvoir participer, et surtout : nous voulons avoir notre mot à dire sur ce que cet ancrage durable signifie pour les travailleurs. Nous ne lâchons pas. Nous tendons la main aux employeurs ET aux autorités pour réfléchir ensemble à ce que devrait être l’industrie du futur, en tenant compte des travailleurs d’aujourd’hui et de demain.
