IFIC : du neuf pour certains secteurs
Dorénavant le barème sera identique quel que soit l’endroit où l’on travaille, y compris dans les hôpitaux, les maisons médicales et les soins infirmiers à domicile.
De nouveaux barèmes avec des conséquences positives
Chaque fonction a été pondérée sur la base de 6 critères : connaissance et savoir-faire, gestion d’équipe, communication, résolution de problèmes, responsabilité et facteurs d’environnement, et ensuite située dans une des 17 catégories barémiques.
Les nouveaux barèmes IFIC évoluent suivant une courbe qui démarre plus haut et plus vite en début de carrière jusqu’à se stabiliser à 35 ans d’ancienneté (aujourd’hui, le plafond est à 27 ans).
Il s’agit pour la toute grande majorité du personnel d’une réelle augmentation salariale : de l’argent en brut, ce qui a pour effet domino évidemment d’augmenter le net en poche. Mais, ce que beaucoup oublient souvent, ce sont les autres effets positifs : augmentation des congés payés, de la prime de fin d’année et la prime d’attractivité, des sursalaires… Cela permet en outre d’augmenter les allocations sociales si le travailleur se retrouve en incapacité de travail avec une allocation mutuelle, par exemple, et d’augmenter le montant de la pension. Et si on voit un peu plus loin que le bout de son nez, cela permet de continuer à alimenter la Sécurité sociale dont nous avons tous besoin un jour. Cette même Sécurité sociale qui permet de financer le personnel du Non Marchand.
Quand il y aura une indexation, celle-ci se fera également sur une base de rémunération plus élevée, ce qui augmentera à nouveau le salaire net en poche et l’effet domino cité juste avant.
Et non, ce n’est pas une blague ! Alors que les simulations personnalisées ont été distribuées aux milliers de travailleurs de ces secteurs (en janvier à Bruxelles et en mars en Wallonie), beaucoup d’affiliés nous ont demandé conseil pour comprendre leur simulation. Quand, mathématiquement, ces affiliés avaient une augmentation de salaire, il a fallu les rassurer sur la véracité des chiffres !
Un cadeau des employeurs ? Non, le résultat du combat syndical !
Pour rappel, la CNE se bat depuis toujours pour de meilleures conditions de travail. La rémunération en est une composante importante. C’est grâce à notre ténacité et à notre mobilisation (délégués et affiliés) que ce budget a été décroché auprès des pouvoirs subsidiants à Bruxelles et en Wallonie.
Ce n’est pas un cadeau du ciel, ce n’est pas un cadeau des employeurs mais bien le fruit de notre combat. Entre la mobilisation et la concrétisation, plus de 2 ans se sont écoulés pour laisser le temps à la concertation entre employeurs et syndicats. Ensuite, il a fallu se mettre d’accord sur les textes des conventions collectives de travail.
Chacun de vous qui avez répondu présents quand vos délégués vous appelaient à vous mobiliser, vous pouvez être fiers de votre mobilisation : elle a payé et c’est elle qui, aujourd’hui, est concrétisée par une augmentation réelle de votre salaire.
Dans le Non Marchand aujourd’hui, le combat n’est cependant pas terminé. Pour les autres secteurs où l’IFIC n’est pas encore présent, nous espérons que les prochains accords Non Marchand permettront à ces travailleurs de voir aussi leur rémunération revalorisée.
Claire De Pryck
