Combattre le racisme au nom de l'égalité pour tous
Ces injustices font écho à tant d’histoires déjà étendues. Mawda, Adil, Mehdi, grèves de la faim de 2021 et plateforme citoyenne. Le trait commun entre toutes ? Il s’agit de personnes de couleur, identifiées comme étrangères. Pour appeler un chat un chat, il s’agit de manifestations de racisme.
Le racisme est partout : les demandeurs d’asile laissés à la rue ou les sans papiers condamnés à l’illégalité, l’impossible débat sur l’histoire coloniale de la Belgique, les violences policières, l’islamophobie qui traite chaque musulman comme un terroriste potentiel et qui exclut les femmes voilées de l’enseignement et du travail... Comme pour le sexisme, ce sont des comportements et des habitudes, mais surtout des procédures et des lois qui entretiennent des traitements discriminatoires. Ce système exclut et alimente les stéréotypes avec des conséquences pour trouver un logement, dans le parcours scolaire, sur l’accès à l’espace public ou encore au travail.
La CSC mobilisée
Comme organisation syndicale, comme syndicalistes et comme militants, nous avons un rôle à jouer dans cette lutte. On commence là où cela nous sommes en premier : au travail. En s’attaquant au racisme, on dénonce l’injustice et l’arbitraire qui affectent tous les travailleurs. Il s’agit d’analyser le fonctionnement de l’entreprise pour s’assurer que tous et toutes aient les mêmes possibilités. L’égalité et la justice grâce à la solidarité, c’est le cœur du syndicalisme.
Depuis le 21 mars 2022, plus de 30 équipes CSC ont signé un engagement pour lutter contre le racisme et les discriminations au travail. Elles s’engagent à mettre en place des actions de sensibilisation au racisme et aux discriminations dans l’entreprise, à dénoncer les faits dont elles seraient témoins et à lutter contre le « plancher collant ». Le plancher collant, ce sont des processus dans les entreprises qui contribuent à exclure certains groupes des promotions et des « meilleures postes » : la publication d’offres d’emploi seulement en ligne qui exclut le personnel qui ne travaille pas sur ordinateur, avoir tendance (consciemment ou non) à réserver les postes administratifs ou fixes à certaines catégories, interdire le voile ou les barbes trop longues…tout ce qui aboutit à ce que les personnes de couleur, les personnes moins valides… se retrouvent condamnées à des emplois moins valorisés.
Thomas Englert
