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Loi de 96 sur les blocages des salaires : action ce 1er avril

Les centrales CSC Alimentation et Services, ACV PULS et la CNE organisent une action symbolique le vendredi 1er avril sur la place Sainte Catherine à Bruxelles entre 11h30 et 13h pour demander des salaires décents.

Cette action a pour but de faire entendre la détresse des travailleurs pour qui tout augmente autour d’eux, sauf leurs salaires. « Les prix des matières première explosent. Se nourrir, se déplacer, se chauffer et s’éclairer est devenu source d’angoisse et d’incertitude pour de nombreux ménages. Entre les factures énergétiques qui doublent, le coût du plein qui explose et les bien alimentaires qui grimpent, on a besoin de garanties. » raconte Thomas, délégué dans l’HORECA.

« Pourtant, les bénéfices des entreprises n’ont jamais été aussi élevés. Les bénéfices nets des entreprises ont bondit en 2021 et la prévision pour 2022 continue de croitre » souligne Clarisse Van Tichelen, coordinatrice du service d’études de la CNE. 

Les salaires sont artificiellement bloqués par la loi de 1996. Alors que 0,4% d’augmentation salariale était déjà une insulte, le CCE laisse entendre que la marge sera de 0,0 % pour 2022 ! Trop c’est, trop ! Les travailleurs de ce pays sont déjà 100.000 à avoir signé la pétition pour de meilleurs salaires et une juste répartition des richesses. Nous demandons une révision de la loi de 1996.
Pour rappel, c’est elle qui fixe la “norme salariale” c’est-à-dire la marge d’augmentation maximale des salaires que peuvent négocier les partenaires sociaux tous les deux ans lors de l’accord interprofessionnel (AIP). Depuis plus de 20 ans, cette loi inique nous empêche de négocier librement une juste répartition des richesses produites avec les entreprises bénéficiaires. Résultat, les bénéfices sont allègrement reversés aux actionnaires et les travailleurs n’ont, eux, que des miettes.  

« On ne peut plus justifier le cynisme d’une société dans laquelle les uns, qui ne travaillent pas, touchent d’énormes bénéfices alors que les autres, qui travaillent, ne reçoivent que des cacahuètes. Aujourd’hui, je paye 70€ par semaine pour mon essence, 250€ pour les factures d’énergie, si on ajoute l’augmentation du prix des aliments, dites-moi comment je peux m’en sortir avec 1500€ par mois et un loyer de 750€ ? », se demande un délégué de la distribution. 
Nous restons attentifs à l’évolution du dossier et n’excluons pas de monter le ton si l’aboutissement est jugé insatisfaisant par les travailleurs eux-mêmes.