Communiqué de presse
24/02/2021
#PlusEtMieux aussi pour le Non-Marchand Bruxellois
Ce 25/02, les travailleuses et travailleurs du non-marchand bruxellois se joindront aux actions de leurs collègues des autres secteurs pour un accord interprofessionnel qui permette de réelles augmentations salariales, des fins de carrière tenables et une réduction collective du temps de travail.
Malgré la visite de Cupidon le 11 février dernier et les mobilisations du secteur depuis la mi-janvier, le gouvernement bruxellois fait toujours la sourde oreille. Lors de notre dernière réunion avec les cabinets le 12 février, nous avons constaté que le décalage entre les besoins sur le terrain et les moyens mis sur la table par les autorités bruxelloises reste immense.
De nombreux temps partiels non choisis… Mais les factures sont à temps plein !
Au lieu de s’engager à la nécessaire revalorisation salariale de tous les métiers et de tous les secteurs, le politique met des moyens largement insuffisants sur la table et tente la division : seuls les travailleurs des Maisons de Repos auraient droit à une augmentation salariale dans un premier temps. Nous demandons à ce qu’il s’engage à ce que les autres secteurs passent à l’IFIC d’ici 2024. En Flandre, ce sera le cas dès 2021 pour les Maisons de Repos et dès 2022 pour les autres secteurs ! Cela représenterait une augmentation salariale de 6% en moyenne.
Qui « win » ?
Les représentants de la COCOF et de la COCOM s’étaient engagés à discuter sur des mesures « quick win » pour les travailleurs. Une façon d’avancer rapidement sur des mesures qui ne coûtent pas grand-chose mais qui peuvent soulager les collègues sur le terrain. Là non plus, aucune avancée. Sur notre proposition de généraliser le droit à trois semaines de congé consécutives dans l’ensemble des secteurs, le gouvernement renvoie à la responsabilité des employeurs. Or, nous demandions justement que le politique puisse fixer un cadre contraignant aux employeurs. C’est bien sa responsabilité dans le cadre d’un accord non-marchand. Au lieu de cela, il choisit de mettre côte à côte et sur un pied d’égalité les « revendications » des employeurs et celles des travailleurs.
Les jeudis du non-marchand, ça continue !
Nous devons donc maintenir la pression pour avoir plus de moyens sur la table pendant que nos négociateurs continuent à avancer sur la traduction concrète de nos revendications.
Les organisations représentatives des fédérations d’employeurs nous soutiennent dans nos demandes pour avoir plus de moyens. La mobilisation continue de prendre de l’ampleur dans les institutions.
Comme les autres secteurs, ce 25 février, nous exigeons donc #PlusEtMieux
- En organisant un braquage de la Banque national à la « Casa de Bruxelles » afin de redistribuer l’argent aux travailleurs en lutte pour l’AIP et le Non Marchand. Rdv à 13h devant la Banque Nationale ;
- En soutenant les actions AIP des autres secteurs ;
- Par des arrêts de travail dans nos institutions.
Si le gouvernement continue de faire la sourde oreille, RDV le 8 mars ainsi que le 1er avril pour la suite des actions du Non-Marchand.
