Position de la CSC Sporta concernant l’ONSS des sportif·ves professionnel·les

Une réforme du statut ONSS des sportif·ves professionnel·les est envisagée depuis des années, souvent en réaction à des articles de presse qui font invariablement référence aux salaires élevés du football. Depuis autant d’années, nous participons à des groupes de travail au sein des partis politiques pour obtenir un nouveau statut ONSS, mais sans succès jusqu’à présent.

Dans la foulée de la déclaration de politique générale du gouvernement actuel, tous les partenaires sociaux du secteur du sport ont entamé une concertation afin de soumettre une proposition de réforme au gouvernement. La proposition élaborée par les employeurs était pour nous un bon début, mais nous ne pouvions pas l’approuver complètement en raison d’un conflit d’intérêts avec le régime des travailleur·euses ordinaires.

La CSC Sporta estime également important de rappeler qu’une réforme du statut ONSS n’est pas une mince affaire. En effet, les sportif·ves paient moins d’ONSS, mais n’ont donc pas droit aux congés payés ni aux allocations sociales (comme c’est actuellement le cas en période COVID).

De plus, tou·tes les sportif·ves ne gagnent pas des sommes colossales, le salaire minimum pour les professionnel·les étant de 21 224 € brut par an (sans droit aux congés payés, à la prime de fin d’année, etc.). Nous pouvons même affirmer que 80 % de nos athlètes sont payé·es juste au-dessus du minimum, à la condition d’avoir déjà un contrat à temps plein.
Il faut également tenir compte du fait qu’en Belgique, les sportif·ves sont des employé·es, alors que dans d’autres pays, il s’agit le plus souvent (voire toujours) d’indépendants qui facturent (avec combien d’ONSS payé ???) et que les « gros salaires » imposent généralement leurs exigences en net à l’équipe/au club. Si l’équipe ou le club doit payer plus à cause de cela, le « petit salaire » en souffrira, car il verra ses revenus réduits.


Bien sûr, nous ne sommes pas non plus aveugles face au débat social, et nous voulons l’engager avec le politique, les fédérations sportives et les spécialistes du domaine, afin de parvenir à un accord dont tout le monde sortira gagnant. La CSC Sporta ne se soustrait pas au débat, mais souhaite être impliquée dans la concertation pour ne pas avoir à recoller les morceaux ensuite.


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