Le club de Bruges entre en bourse : impact pour ses travailleurs

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Ce mercredi 17 mars 2021, le club de Bruges a été le premier club de football belge à entrer en bourse et ce, à contre-courant de la situation actuelle, où le nombre de clubs européens en bourse est faible et en diminution. Concrètement, quel pourrait être l’impact sur les travailleurs ? 

L’entrée en bourse implique d’augmenter le rendement financier de l’entreprise. Ceci  peut impliquer :

La possibilité de créations d’emploi dans certaines activités du club

Quand un club rentre en bourse, il va vouloir développer toutes les activités qui pourraient augmenter ses revenus : la publicité, les revenus liés au stade, le merchandising, l’utilisation des droits audio-visuels… Pour développer ces activités, le club aura tendance à y créer des emplois.

Davantage de pression sur les travailleurs 

Dans le cadre d’une entrée en bourse, nous pouvons nous attendre à ce que le club veuille augmenter son rendement et mette donc plus de pression sur les épaules de ses travailleurs. Cela pourrait se traduire par une augmentation des cadences de travail ou de la flexibilité.

De plus, si le club a de mauvaises performances sur le terrain (ou en matière de gestion), cela entrainera une baisse de la valeur du club. De ce fait, la valeur d’un club est imprévisible. Aussi, si la valeur du club diminue trop, cela pourrait amener les actionnaires à revendre leur part. Le club devrait alors les rembourser, verrait ses caisses se vider et, finalement, pourrait lancer une restructuration (et donc, des licenciements) pour rétablir sa rentabilité.
Dans tous les cas, les décisions du club vont désormais dépendre davantage de sa performance financière.

 

En conclusion, nous pensons que cette entrée en bourse offre peu à gagner ainsi que de nouveaux risques pour les travailleurs du club (culture d’entreprise axée sur le profit, davantage de pression, risque de licenciement accru).


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