Le social - santé, grand oublié des plans de sortie de crise

Il y a quelques jours, la CNE, et beaucoup d’autres acteurs du Non Marchand, ont transmis des tas d’informations utiles au « GEES » et aux membres du Conseil national de sécurité. Manifestement, sans avoir pu se faire entendre.

Nous disions :

La sortie de crise sans le Non marchand, c'est prendre l'avion en oubliant ses bagages!

« Pour remettre en route notre société progressivement en fin de crise, nous devrons non seulement relancer la consommation interne et les entreprises de production, mais aussi veiller à la fois à :

  • garantir des services de qualité qui permettent au personnel, aux clients, aux bénéficiaires, bref, à la population, d’être en mesure de reprendre le travail dans de bonnes conditions ;
  • maintenir des mesures de protection afin d’éviter une deuxième vague mortifère, et des capacités de prise en charge des personnes malades, mais aussi d’assurer le « rattrapage » des soins et diagnostics de tous ces « cas  non urgents » qui, entretemps sont devenus urgents ou graves ;
  • soigner cette société du traumatisme vécu pendant la crise, redonner du sens, de l’humanité, mais surtout du « vivre ensemble », incluant les plus fragiles, ceux qui auront le plus souffert de la crise.

Faute de cela, après quelques semaines de relance, nous constaterons que les dégâts continuent à s’amplifier, et qu’à la crise sanitaire, succède une crise sociale. Une fois décollé, l’avion ne revient pas chercher ses bagages. C’est tout de suite qu’il faut agir ! », paragraphe de notre communiqué de presse du 20 avril dernier.

Sans du tout tenir compte de ces éléments, les décisions du CNS se sont focalisées sur l’économique (entreprises B2B, commerces,…) et l’enseignement. Pourtant, l’accueil des tout petits sera un défi. La relance de l’activité de soins (hors Covid) en hôpital comme à domicile ne sera pas une sinécure avec du personnel épuisé, les capacités de dépistage en hébergement (ainés, handicapés,…) restent totalement insuffisantes, les services d’aide aux populations n’arrivent pas à rencontrer les besoins aggravés par la crise, etc. Pas un mot !

Les choix faits illustrent parfaitement l’orientation choisie pour l’après crise. Mais le personnel de terrain qui, depuis de semaines, est mis en danger par des décisions imposées sans aucune concertation avec les représentants syndicaux du secteur, n’oubliera pas. Dès à présent, nous prenons rendez-vous… La rentrée sera chaude !

NB : Pour rappel, le secteur Non Marchand n’a jusqu’à présent en aucune manière été concerté par l’autorité fédérale, malgré nos nombreuses demandes de rencontre. Un contact est prévu ce mardi 28 avril avec le cabinet de la Ministre De Block. On y parlera entre autre du vol du Fonds Blouses blanches que la Ministre se prépare à perpétrer en transférant simplement l’argent au financement des hôpitaux. Merci aux héros, qu’ils disaient !

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