Le Non Marchand veut être entendu par le GEES

Pour remettre en route notre société progressivement en fin de crise, nous devrons non seulement relancer la consommation interne et les entreprises de production, mais aussi veiller à la fois à :

  • garantir des services de qualité qui permettent au personnel, aux clients, aux bénéficiaires, bref, à la population, d’être en mesure de reprendre le travail dans de bonnes conditions ;
  • maintenir des mesures de protection afin d’éviter une deuxième vague mortifère, et des capacités de prise en charge des personnes malades, mais aussi d’assurer le « rattrapage » des soins et diagnostics de tous ces « cas  non urgents » qui, entretemps sont devenus urgents ou graves ;
  • soigner cette société du traumatisme vécu pendant la crise, redonner du sens, de l’humanité, mais surtout du « vivre ensemble », incluant les plus fragiles, ceux qui auront le plus souffert de la crise.

Faute de cela, après quelques semaines de relance, nous constaterons que les dégâts continuent à s’amplifier, et qu’à la crise sanitaire, succède une crise sociale. Une fois décollé, l’avion ne revient pas chercher ses bagages. C’est tout de suite qu’il faut agir !

Un groupe, d’experts a été désigné pour réfléchir aux recommandations à transmettre au Conseil National de Sécurité : le GEES. Il est malheureusement composé, selon nous, de façon déséquilibrée, puisqu’au-delà des vrais scientifiques, on y retrouve surtout des éminences liées à des cabinets de la majorité fédérale, mais aussi à la sphère économique ou patronale. Par contre, l’aspect social en est quasi absent, et une seule personne est censée représenter les intérêts du secteur des services collectifs (publics ou non marchands).

Dans ces conditions, il nous a semblé nécessaire de transmettre au GEES une note reprenant, pour les aspects transversaux du Non Marchand, et pour une série de sous-secteurs du Non Marchand, les enjeux actuels et les enjeux que soulèvent le scénario de sortie de crise.

Nous avons fait parvenir cette note non seulement au GEES mais aussi à l’ensemble des ministres compétents pour le secteur Non Marchand, ainsi qu’à la Première Ministre et aux Ministres Présidents qui seront amenés à analyser les recommandations du GEES. Nous leur demandons de soutenir notre démarche auprès, non seulement du GEES, mais surtout au sein du Conseil National de Sécurité.

Pour rappel, le secteur Non Marchand n’a jusqu’à présent en aucune manière été concerté par l’autorité fédérale, malgré nos nombreuses demandes de rencontre.

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