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CP 310 - Banques

Du vent les clients, dehors les seniors, dégagez les employés !

CNE


Ce vendredi 12 mars, une quinzaine de militants de la CNE banques se sont donné rendez-vous devant le siège de Febelfin, la Fédération Patronale Belge de la Finance. Il s’agissait de dénoncer les excès commis par le secteur à travers le développement à marche forcée de la digitalisation.  

 

Dehors les seniors ! 

Le tout au digital conduit les banques non seulement à multiplier les fermetures d’agences, mais aussi à supprimer les guichets automatiques et les distributeurs de billets. Rien qu’en 2020, ce sont 500 agences (c’est-à-dire 1/10 !) qui ont disparu du paysage. 2021, qui voit le travail à distance s’imposer en masse ne va pas inverser la tendance. Problème : pour une grande partie de la population, notamment parmi les aînés, le guichet local reste le principal point de contact avec les institutions bancaires. Nous nous associons ici avec la campagne menée par ENEO (le mouvement des aînés de la mutualité chrétienne), qui dénonce l’absence totale de considération envers les publics fragilisés par la fracture digitale. 

Du vent les clients ! 

Les publics fragilisés ne sont pas les seuls lésés. Aujourd’hui, les banques pratiquent une sorte de racket envers leurs propres clients. Alors que de plus en plus de manipulations sont effectuées par les clients eux-mêmes, les frais bancaires sont paradoxalement en hausse (rien qu’en 2020, +0,2%). Par ailleurs, l’épargne classique n’est plus rémunérée. Avec les taux médiocres offerts sur les carnets, les dépositaires voient leur épargne perdre de sa valeur au rythme de l’inflation. Enfin, on pourrait ajouter un développement complet sur la manière dont les activités de crédit contribuent au surendettement. 

Dégagez les employés ! 

Le nombre de travailleurs employés dans le secteur est passé de 80.000 (à la crise financière de 2008) à moins de 50.000 aujourd’hui. En plus de payer la course au profit de leur emploi, les travailleurs voient aussi leurs conditions de travail se détériorer. La flexibilité et le stress sont en hausse, pendant que les salaires réels sont en baisse. Lors des deux derniers accords interprofessionnels, le secteur n’a même pas accepté de libérer la norme indicative. En 2018, des 1,1% autorisés, seulement 0,6% ont été libérés, et encore : sous des formes salariales qui évitent au maximum la fiscalité et les contributions sociales. 

L’énorme gain de productivité (x2 par employé en 10 ans !) aurait dû permettre une négociation positive autour de la RTT et du juste salaire. Au contraire, il a été complètement confisqué par l’actionnariat et l’hyper-bourgeoisie dirigeante du secteur. 

Si le traumatisme pour les travailleurs est énorme, il faut aussi s’inquiéter des conséquences systémiques : à force de contracter l’emploi et les salaires, par rapport à 2008, le secteur définance structurellement la Sécurité sociale à hauteur de plus d’un demi-milliard par an. 

En 2008, les banques ont été sauvées par l’injection massive d’argent public. 10 milliards ont été empruntés pour Fortis, et Belfius reste aujourd’hui propriété de l’Etat (on peut estimer que chaque citoyen belge est propriétaire de cette banque à hauteur de 500 €). On pourrait attendre d’elles qu’elles aient retenu la leçon. Mais à les voir mener des politiques qui visent à avoir l’argent sans voir les clients, la productivité sans voir les employés (ni leurs syndicats !), on peut s’inquiéter du rôle qu’elles tiendront face aux défis sociaux et climatiques (le greenwashing prospère dans le secteur !) qui nous arrivent. 

 

Philippe Samek


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