Négociations sectorielles commerce alimentaire : pas d’accord pour l'été

Le jeudi 27 juin, les partenaires sociaux du commerce alimentaire se sont séparés sans accord. Les négociations ont abouti à un dialogue de sourds. Il reste à espérer que l’été portera conseil et que nous parviendrons à un accord lorsque les discussions reprendront début septembre.

Qu’est-ce qui a mal tourné?

  • En ce qui concerne le pouvoir d’achat, l’offre des employeurs était fort comparable à l’accord de 2017-2018: une augmentation salariale de 1,1% et une prime unique brute de 70 euros. Notre question visant à savoir si les travailleurs pouvaient eux-mêmes mettre cette prime en œuvre au lieu de choisir sur une liste s’est heurtée à un NON. Hors de question. Cela donnerait lieu à des négociations au niveau de l’entreprise, à un « deuxième guichet ».
  • Les travailleurs s’entendent sans cesse répéter qu’ils doivent travailler plus longtemps, davantage et de manière plus flexible. Lorsque nous avons voulu parler d’un accord-cadre sectoriel en matière de travail faisable, nous avons de nouveau reçu un NON.
    La solution réside, selon les employeurs, dans la commande d’une étude !!! Ils ont également proposé de convertir votre prime de fin d’année en jours de congé supplémentaires. Cela signifie que vous payez vous-même les jours de congé supplémentaires dont vous avez besoin pour récupérer d’une semaine de travail chargée ou pour maintenir l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle. Nous souhaitons un accord-cadre qui incite les employeurs à élaborer des mesures adaptées à leur entreprise individuelle. Dans chaque entreprise, il doit être possible de parler du rythme de travail et du stress sur le lieu de travail, de l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, de la problématique de fin de carrière, de l’intégration et de l’accompagnement des jeunes, des contrats précaires et du travail intérimaire.
  • L’évolution sur le lieu de travail est très rapide: automatisation, numérisation, commerce électronique… Les politiciens, les employeurs et les travailleurs s’accordent sur la grande importance de la formation. Cette unanimité ne dure que jusqu’au moment où il faut parler d’une mise en œuvre concrète. Nous sommes d’accord avec la demande des employeurs de mettre en oeuvre la formation duale dans le secteur parce qu’elle offre des opportunités aux jeunes. Il doit toutefois également y avoir une formation pour les travailleurs actuels et pas seulement dans les grandes entreprises, mais aussi dans les PME. Nous souhaitons que les travailleurs soient non seulement consultés sur d’éventuels plans de formation, mais soient également activement concernés lors de leur élaboration. Ce dernier souhait est à nouveau hors de question pour les employeurs.

Nous avons l’impression générale que les employeurs sont peu disposés à permettre une quelconque participation des travailleurs via une concertation en entreprise. Ils partent du principe que la paix sociale peut être achetée avec la misérable hausse de salaire de 1,1% que le précédent gouvernement a fixée. Nous nous efforçons également d’obtenir une amélioration qualitative des conditions de travail.

La suite en septembre...

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