AIP - Héros hier, pigeons aujourd'hui

La CSC-BIE et la Centrale Générale de Namur ont décidé en front commun d’organiser une action « coup poing » ce vendredi 28 mai à 14h00 devant les locaux de la FEB, rue Ravenstein, à l’endroit même où se réunit le G10 dans le cadre des négociations AIP. Les organisations syndicales ont par ailleurs demandé une rencontre à Peter Timmermans (FEB) afin de lui remettre une banderole signée par l’ensemble des délégués présents. Par ailleurs, des grèves et des actions seront organisées en entreprise les vendredis 28 mai et 4 juin.

Alors que les fins de carrière (régimes d’exception et emplois fin de carrière) et les augmentations de salaire à 0,4% sont toujours bloquées par le banc patronal et le gouvernement, les travailleurs s’impatientent ! Certains travailleurs attendent de pouvoir partir en RCC médical depuis le 31 décembre 2020 ! C’est le même constat pour les emplois fin de carrière. Prendre en otage les travailleurs de cette manière est honteux !

Ce sont les travailleurs, les héros de cette crise COVID. 0,4% est un manque de respect !

« La majorité de nos travailleurs étaient sur le pont pendant toute la période COVID… Il y a bien eu un ralentissement en mars 2020 mais les machines ont tourné à plein régime pour rattraper le retard. Les travailleurs  ont sacrifié des congés et multiplié les heures supplémentaires pour assurer la relance économique de leurs entreprises. Ce sont les travailleurs, les héros de cette crise », explique Thibaud Poncé, responsable CSC-BIE Namur et Brabant wallon.
Le blocage des salaires à 0,4% passent mal pour les travailleurs de l’industrie.

D’autant plus que malgré la crise du Covid, les entreprises des secteurs industriels se portent bien. Des secteurs comme la chimie, la construction, le verre, enregistrent même d’importants bénéfices.

« Les travailleurs ont sacrifié leur santé et leur portefeuille pour la bonne santé de leur entreprise, c’est le monde à l’envers ! » explique Jonathan Hubert, responsable de la Centrale Générale de la FGTB Namur, « les facilités accordées aux entreprises pour mettre les travailleurs en chômages et pour licencier ont fait l’objet de pas mal d’abus sur le terrain ».

Les travailleurs méritent un juste retour des efforts et des sacrifices qu’ils ont subi pendant la crise. Il est donc temps de récompenser les héros de cette crise sanitaire.

Le comportement du banc patronal est irresponsable et met en danger la paix sociale dans les entreprises.  

Les organisations syndicales revendiquent en front commun :
• Une liberté de négocier des augmentations salariales au secteur/ en entreprise
• Une reconduction des régimes fin de carrière (régime d’exception RCC + emplois fin de carrière)
• Une augmentation des salaires minimum

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