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Partenariat entre UBER et UBT: étonnement et inquiétude

Shutterstock

L’UBT et UBER ont pris un accord sur la représentation syndicale au sein de cette entreprise de plateforme.

Uber nous avait contactés il y a déjà plusieurs mois. Ils voulaient discuter des conditions réglementaires et légales dans le secteur du Taxi. Ils avaient appris que nous affilions les travailleurs sur plateforme et les indépendants au  travers de la  CSC United Freelancers, service que la CSC-Transcom, avec d’autres centrales professionnelles et la confédération, a contribué à créer, et avec lequel nous collaborons activement. Nous avions accepté l’invitation afin d’ouvrir le dialogue, dans le but d’améliorer les conditions de travail des chauffeurs. Lors de ces discussions, nous avions précisé que nous étions ouverts au dialogue, nous le sommes toujours d’ailleurs, mais dans le respect de la loi et des accords sectoriels. Sur cette base, seulement, nous sommes prêts à commencer à négocier. Suite à cette rencontre, nous n’avons plus eu de contact.
 
Ce n’est pas pour autant que nous sommes restés les bras croisés. Avec la CSC UF, nous travaillons depuis 3 ans avec les indépendants et les travailleurs sur plateforme. Nous avons informé et défendu les travailleurs, que cela soit contre leurs employeurs ou leurs donneurs d’ordre. Nous avons apporté des dossiers auprès de la Commission des Relation de Travail et du Tribunal. Une action en reconnaissance des travailleurs de plateforme comme salariés est en cours. Un courrier a été envoyé à Uber et Deliveroo afin de discuter du statut des travailleurs, sur base de la loi portant des dispositions diverses en matière de travail et des nouvelles règles relatives à l’économie de plateforme.
 
L’annonce de ce partenariat a donc fait l’effet d’une bombe au sein de la CSC-Transcom. Cet accord est un précédent grave pour l’ensemble des secteurs, qui, si nous n’y prenons garde, pourrait nous amener à des discussions bilatérales entre employeurs et syndicats, au bon vouloir du choix des interlocuteurs des entreprises.
 
La CSC-Transcom s’étonne également que cette collaboration se fasse sur base d’un modèle anglo-saxon. Cela ne correspond pas à notre modèle de relations sociales en Belgique et risque de nous mener tout doucement vers un 3e statut des travailleurs, ce à quoi la CSC s’est toujours opposé.
 
Qu’Uber soit ouvert à une discussion avec les organisations syndicales dans l’intérêt des travailleurs ne peut être, a priori, accueilli que positivement. Cependant, dans un secteur où nous avons pour habitude de discuter en commission paritaire, de manière ouverte, avec l’ensemble des acteurs du secteur, nous déplorons que les discussions entre l’UBT et UBER se soient faites en cachette. Il faut croire que l’organisation rouge n’ait pas retenu la leçon du dossier « Uber files » qui nous a montré toutes les dérives que peuvent avoir ce type de discussions et lobbying en sous-main. Dans l’intérêt des travailleurs et du dialogue social, nous espérons que cet accord n’ait pas été conclu dans le même esprit. Lorsque nous négocions, nos préoccupations vont dans le sens de l’intérêt des travailleurs. Cela nous semble compliqué, quand le dialogue social commence par un accord pris par la tête d’une organisation, sans en avoir préalablement consulté sa base.
 
La direction de la CSC-Transcom espère que cet accord ne soit pas un prélude à une acceptation, de la part de l’UBT, de la dérégulation du monde du travail que veut nous imposer ce type d’entreprises de plateforme.
 
L’organisation syndicale réitère sa volonté de discuter avec les entreprises de plateforme pour améliorer les conditions de travail des travailleurs, qu’ils soient salariés ou indépendants, mais cela ne peut se faire qu’en toute transparence et sur des bases saines.
 
Nous ne voulons trahir ni nos principes ni nos affiliés.


Contacts

Roberto Parrillo                                          
Responsable général transport et logistique                                               
CSC-Transcom                                                                                                               
Email : Roberto.Parrillo@acv-csc.be                                                       
GSM : 0475/897839                                                                   

Lorenzo Marredda
Secrétaire exécutif, service d’étude
CSC-Transcom
Email : Lorenzo.Marredda@acv-csc.be               
GSM : 0476/318387


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