Maisons de repos publiques : ces héros oubliés
Faisant suite à la décision du conseil national de sécurité du 15 avril, la CSC Services publics a pris connaissance de la possibilité offerte aux résidents de recevoir une visite sous conditions.
Dans quel monde vit-on ? Les directions des maisons de repos s'insurgent.
« Apres avoir été les grands oubliés de la crise sanitaire à l‘avantage des hôpitaux, aujourd'hui, ils basculent entre colère et déception », explique Véronique Sabel, secrétaire nationale CSC Services publics.
« Leur travail est balayé. Comment s’assurer que les visiteurs ne seront pas porteurs du virus alors qu’actuellement, le nombre de test est insuffisant ? Comment s’assurer que tous (famille, résidents, travailleurs) seront protégés alors que le matériel manque déjà cruellement? », s’interroge-t-elle.
Les maisons de repos sont le parent pauvre de la santé, c’est un fait. « Quelle indécence alors que leur mission d’accompagnement de nos aînés implique tant de responsabilités, de don de soi et de respect », regrette la secrétaire nationale.
Et d’ajouter : « Il ne suffit pas d’applaudir le personnel tous les soirs à 20h pour se donner bonne conscience. Le gouvernement a réagi pour les maisons de repos 32 jours trop tard. Le nombre de décès est alarmant. Nous avons bien conscience que ce confinement a des incidences sur le bien-être des résidents. Il coupe le lien avec leurs proches et accentue leur isolement. Néanmoins, notre priorité reste la protection de la santé de tous. En ce sens, nous soutenons les directions qui restent vigilantes pour le bien de chacun. »
La CSC Services publics est dubitative quant à la manière de gérer la crise sanitaire dans ce secteur et a, par ailleurs, introduit le 9 avril dernier un courrier à l’attention de la Ministre Morreale quant à la demande de création d’une commission parlementaire afin d’évaluer les responsabilités de chacun.

