Partenariat avec le Burkina

Depuis 1981, la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien entretient un partenariat avec la Confédération Nationale des Travailleurs du Burkina (CNTB)

La CNTB est née en 1949

La collaboration syndicale Liège-Ouagadougou est née en 1981. Les relations entre la Confédération Nationale des Travailleurs du Burkina (CNTB) et la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien sont centrées sur les échanges de connaissances et d’expériences, les contacts, les rencontres, la mise en œuvre de projets concrets…  Toutes ces années d’une collaboration sans faille ont permis à la CNTB de développer son action syndicale et d’accroître son rayonnement.

« L’aventure de la CSC au Burkina, c’est avant tout une fabuleuse histoire humaine entre les responsables et les militants de notre Fédération et ceux de la CNTB », aime à préciser Jean-Marc Namotte, le Secrétaire fédéral de la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien.

Ce partenariat, noué en 1981, est né de la volonté, dans le chef de responsables syndicaux CSC de l’époque, de développer une action syndicale dans un pays du Sud.  « Le choix s’est porté sur le Burkina notamment parce que c'est l'un des pays les plus pauvres d'Afrique et que l'on y parle le français, et sur la CNTB parce qu’elle défend des valeurs proches des nôtres », indique Jean-Marc Namotte.

La CNTB est née en 1949

Née en 1949,  sous l’appellation «Confédération des Travailleurs Chrétiens », l’organisation syndicale burkinabè « sœur de la CSC Liège Huy Waremme »  est devenue, en 1983,  la « Confédération nationale des travailleurs du Burkina », un syndicat qui œuvre, notamment, à l’amélioration des conditions de travail et de vie, qui veille à la promotion des droits humains, de la justice sociale, de l’égalité des genres, de la paix et la démocratie et du travail décent et qui lutte contre le trafic et le travail des enfants ainsi que la discrimination au travail…

 

La CNTB est présente dans l’enseignement, la fonction publique, les mines, l’industrie manufacturière ou encore le secteur informel (taximen, petits commerçants…).

 

A l’heure actuelle, elle compte 22.500 affiliés, ce qui en fait le deuxième syndicat du Burkina. Mais elle espère rayonner encore davantage dans le monde du travail. En effet, une de ses priorités est le recrutement de nouveaux membres.

Embaucher du personnel

Dans ce partenariat Liège-Ouaga, au départ, il s’agissait d’un soutien financier permettant à la CNTB de pouvoir embaucher des permanents de manière à développer l’affiliation syndicale qui, en 1981, était quasiment inexistante. La meilleure connaissance des uns et des autres et les opportunités de subsides à travers les ONG belges notamment, ont fait naître de nouveaux projets comme en 2001, la construction, sur une des avenues les plus importantes de Ouagadougou, du siège de la CNTB.

 

Ce bâtiment de trois étages offre ainsi des espaces pour les réunions de délégués, la formation, les assemblées… Certains locaux sont loués de manière à générer des revenus finançant l’action syndicale et l’engagement de permanents. 

 

Ensuite, la décentralisation de la CNTB à travers des permanents dans les régions s’est révélée nécessaire parce qu’au Burkina, se déplacer d’une région à l’autre n’est pas toujours une sinécure. L’engagement de permanents interprofessionnels locaux s’est développé au fil du temps. Aujourd’hui, plusieurs permanents travaillent dans les régions importantes du Burkina.

Deux centres de formation

Parallèlement, l’idée de créer un centre de formation aux métiers, en l’occurrence la construction et la coupe/couture, est née. « En fait, la réflexion a été la suivante : si la CNTB forme professionnellement un certain nombre de jeunes et les sensibilise à l’action syndicale, quand ces jeunes arriveront dans l’entreprise, ils favoriseront une syndicalisation plus importante », rappelle le Secrétaire fédéral liégeois.  Grâce aux subsides octroyés par WBI (Wallonie Bruxelles International), ce projet a pu voir le jour en 2011 à Dapelogo, à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou.

 

Dans la foulée, un deuxième centre de formation, axé sur la restauration, a été imaginé. Il a été aménagé au rez-de-chaussée du siège central de la CNTB à Ouagadougou, avec le soutien de la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien et de Wallonie Bruxelles International. Il fonctionne depuis janvier 2015.

La construction et la couture à Dapelogo

Le concept de formation qualifiante par le travail n’existait pas à proprement parler au Burkina Faso avant 2011.  Mais face au manque criant d’accès à un enseignement qualifiant ouvrant des possibilités concrètes d’emploi, l’idée de créer un tel centre de formation a germé dans les échanges entre les Liégeois et leurs partenaires burkinabè.

 

L’appui pédagogique du MOC de Liège et une série de contacts avec les ministres compétents locaux ont permis la création d’un cadre juridique.  Et c’est ainsi que le Centre des Métiers de Dapelogo, imaginé par la CNTB, avec le soutien de la CSC liégeoise, de WBI et de fonds publics burkinabè, a pu se concrétiser.  Il a ouvert ses portes en 2012.

Le choix des filières –maçonnerie et coupe/couture-  est parti du constat que dans certains domaines, les compétences sont peu partagées et accessibles. 

Dès l’ouverture du centre, une douzaine d’étudiants équitablement répartis entre les deux sections se sont inscrits et tous décroché leur certificat de qualification professionnelle. Les trois premiers faisaient même partie des trois meilleurs étudiants sur le plan national.

 

Un tel succès a permis de faire connaître le centre et d’attirer de nombreux apprenants. Il a aussi suscité un autre projet…

L’Horeca à Ouaga

Une analyse du tissu socio-économique local a montré l’importance des secteurs de la restauration et de l’hôtellerie dans la capitale burkinabè. Leur proposer une main d’œuvre qualifiée, telle a été la réflexion qui a prévalu à la création d’un centre d’initiation et de formation professionnelle à la restauration (CIFPR).

 

C’est au cœur de la CNTB, au sein de son siège central de Ouagadougou, que ce centre de formation a été aménagé, avec le soutien de la Fédération liégeoise de la CSC et de Wallonie Bruxelles International. Une cuisine équipée et une salle de restaurant ont trouvé place dans une partie du rez-de-chaussée de l’immeuble inoccupé jusqu’ici.  Chaque jour, les repas cuisinés par les stagiaires peuvent être dégustés dans l’espace restaurant ouvert au public.  L’équipe pédagogique se compose d’un chef cuisinier et d’un formateur en salle. Ouverte en octobre, la filière accueille dix jeunes : neuf filles et un garçon.

 

« Des démarches ont déjà été entreprises auprès de directeurs d’hôtels et de restaurants de la place afin qu’ils accueillent nos étudiants en stage. Le but est évidemment que cette immersion professionnelle débouche sur des contrats d’emploi », confie Luc-Marie Kabore, directeur exécutif de la Fondation Formation à la CNTB.

 

L’inauguration de ce nouvel outil de formation, fruit de la collaboration CSC-CNTB, a eu lieu le 24 janvier 2015 en présence de nombreux militants de la CNTB, du représentant du ministre de l’Emploi et du Travail, mais aussi d’une délégation liégeoise emmenée par Jean-Marc Namotte, Secrétaire fédéral. Ce séjour a permis d’encore une fois resserrer les liens qui nous unissent à nos amis du Burkina.

Le soutien des militants liégeois

En 2013, la CSC liégeoise a créé le groupe international de Liège - le GIL - qui réunit des militants de tous secteurs confondus désireux de s'engager davantage sur les questions internationales et de s’impliquer notamment dans le partenariat avec la CNTB.

 

Ce groupe est là aussi pour capter les différentes opportunités qui existent de part et d’autre pour mener à bien à des projets d’avenir. Le groupe se charge notamment de l’accueil des partenaires en visite à Liège. Il récolte des fonds et du matériel.  Le GIL organise aussi des mobilisations sur des enjeux internationaux et planche sur des mini-projets satellites au partenariat.

 

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