Notre combat est solidaire! 

Du respect des gestes barrières - A l'heure où la pandémie liée au Coronavirus connait un rebond. Qu'en est-il dans les écoles? Rôle de l'école dans la prévention et la gestion de la pandémie?

Article extrait du CSC-EDUC 143 de Novembre 2020

 

Du respect des gestes barrières

Au moment d’écrire ces lignes (mi octobre), la pandémie liée au Coronavirus connait un rebond. Les chiffres des contaminations, des hospitalisations et des décès repart en à la hausse. Qu’en est-il de la situation dans les écoles?

Chaque semaine, l’ONE transmet les éléments utiles à la gestion de la pandémie en milieu scolaire, en s’appuyant notamment sur des données communiquées par les services de santé scolaire de manière hebdomadaire. 

Consulter via le lien ci-dessous les tableaux concernant les cinq premières semaines de cours.

Tableaux rapports ONE.

L’école doit jouer un rôle important dans la prévention et la gestion de cette pandémie. Tous, nous devons être solidaires. Le combat contre l’ennemi invisible est collectif. C’est la raison pour laquelle la CSC-Enseignement a lancé une campagne d’affichage concernant le respect des gestes barrières. Nous vous demandons d’apposer l’affiche (encartée au centre du CSC-EDUC de novembre ou téléchargeable en fin d'article) dans une majorité d’endroits.

Nous avons conscience que le port du masque pose problème à deux niveau au moins: son coût et son manque de confort.

Le front commun syndical a interpellé le SPF Emploi et concertation sociale  pour qu’il rappelle leurs obligations aux employeurs. Nous nous basons sur l'article I.2-14 du Code du Bien-être au travail ainsi que sur la FAQ publiée sur leur site internet:

L’employeur doit-il prendre en charge le nettoyage des masques en tissus de ses travailleurs mis sur le lieu de travail ? Est-ce un EPI ou un vêtement de travail ou ni l’un ni l’autre?

Le masque en tissu n’est pas considéré comme un équipement de protection individuelle («EPI»). Le guide générique pour lutter contre la propagation du Covid-19 au travail, page 14, distingue les masques buccaux (dont les masques en tissu font partie) et les EPI. Les masques buccaux forment une barrière physique contre les éclaboussures ou les grosses gouttelettes. Ils captent les particules ou les fluides corporels émis par le porteur mais ne protègent pas le porteur contre l'inhalation de petites particules ou de gouttelettes de virus. Tandis que les EPI sont destinés aux travailleurs qui courent des risques en raison de la nature de leur travail, comme les soins aux patients ou le travail avec des agents biologiques ou chimiques. Dans ce cas, il s'agira de masques de protection respiratoire, tels que les FFP2 et FFP3, qui protègent le porteur contre un ou plusieurs risques pour la santé ou la sécurité du travailleur. Les EPI sont soumis à des normes strictes avec des degrés de protection et nécessitent une analyse des risques, des informations et une formation de l'utilisateur.

Il ne s’agit pas non plus d’un vêtement de travail, défini à l’article I.1-4, 26° du Code du Bien-être au travail comme étant soit une salopette, soit un ensemble composé d’un pantalon et d’une veste ou d’un blouson, soit une blouse ou un cache-poussière, destiné à éviter que le travailleur ne se salisse du fait de la nature de ses activités et qui n’est pas considéré comme un vêtement de protection. Non seulement le masque buccal n’est pas cité dans la liste des vêtements mais surtout il n’a pas pour but que le travailleur se salisse.

Dans les entreprises ou institutions où le port du masque est rendu obligatoire dans le cadre de la pandémie du Covid-19 parce que les règles de distanciation sociale ne peuvent être respectées, la fourniture et le nettoyage des masques doivent être à charge de l’employeur. Il existe en effet l’article I.2-14 du Code du Bien-être au travail qui stipule que les mesures concernant le bien-être des travailleurs ne peuvent en aucun cas entraîner des charges financières pour les travailleurs. On retrouve ici le même raisonnement que pour les vêtements de travail : le travailleur n’a pas à exporter les risques présents sur son lieu de travail à son domicile et donc, il ne doit pas rapporter les masques utilisés au travail, et potentiellement contaminés, à son domicile. Le nettoyage doit donc se faire par l’employeur afin d’éviter toute contamination du domicile des travailleurs via le lieu de travail.

Il est inconcevable qu’on exige d'un travailleur qu'il prenne en charge le coût des masques dès lors qu’il s’agit d’un équipement obligatoire imposé par le législateur.

Pour ce qui est du manque de confort, nous continuons à exiger que des réflexions soient menées au niveau des instances locales afin de dégager des temps de «respiration», tant pour les enseignants que pour les élèves.

Par contre, nous ne pouvons pas cautionner le non-respect des gestes barrières (en ce compris le port du masque) dans le contexte de pandémie actuelle. Il y va non seulement de notre responsabilité individuelle mais également du respect de la santé et de la vie des personnes les plus fragilisées de notre société.

Nous comptons sur le bon sens des membres du personnel de l’enseignement pour qu’au travers de leurs activités pédagogiques, ils rappellent aux plus jeunes leur devoir civique.

Roland Lahaye, secrétaire général de la CSC-Enseignement

COVID-Gestes-barrieres-affiche

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