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Engagement des partis politiques carolos pour une réforme de la loi de 1996 - contre le blocage des salaires

Ils ont signé la charte !

Paul Magnette (PS) et Jean-Marc Nollet (ECOLO) ont signé une charte rédigée par le front commun syndical CSC Charleroi Sambre & Meuse et la FGTB Charleroi Sud Hainaut concernant la loi de 1996.

Le 9 novembre dernier, le front commun a organisé un débat public réunissant les deux présidents carolos des partis politiques actuellement au gouvernement fédéral. Objectif: leur demander d'engager leur parti en signant une charte reprenant les revendications et conclusions du front commun concernant la loi de 1996 et la liberté de négociation des salaires.

Témoignages

A travers les témoignages de délégués et déléguées de différents secteurs, le front commun a également souhaité monter les conditions de travail et de vie des travailleurs carolos, ainsi que des travailleurs de l’entre Sambre & Meuse, et les conséquences du blocage salarial sur leur quotidien. Certains témoignages ont bouleversé l’assemblée… et les deux représentants politiques. Comme celui de Laetitia, travailleuse dans l’entreprise de titres services SINAP, qui a expliqué qu’elle était à bout physiquement mais qu’elle ne pouvait pas être malade: si elle devait tomber sur l’assurance maladie-invalidité, elle ne recevrait que 600€ à la fin du mois

Les représentants du front commun ont également dénoncé le fait que le secteur du commerce préférait investir les milliards d’euros engrangés pendant la crise sanitaire dans l’embellissement et la digitalisation des magasins plutôt que dans son personnel.

D’autres situations injustes ont été développées. Comme celle chez Apéram (Châtelet). Cet employeur « qui voudrait bien donner plus, mais qui ne le peux pas » accorde des avantages extra-légaux plutôt que des salaires plus élevés. Une politique qui provoque un réveil brutal dès que le salaire brut entre en compte dans un calcul d’indemnité maladie, chômage ou pension. Le cas de l’entreprise Gerresheimer Momignies qui applique les salaires les plus bas possibles alors qu’elle est le plus gros employeur de la botte du Hainaut a également été évoqué.

Accord et adhésion

Les participants ont également posé des questions sur l’application de l’article 14 de la loi de 1996 qui permet de prendre des mesures de modération de sources de revenus autres que les salaires, comme les dividendes par exemple, la non-prise en compte dans le calcul de la formation des travailleurs, le calcul tronqué par le handicap salarial… bref tous ces durcissements empêchent de négocier librement et d’être réalistes sur l’évolution réelle des salaires dans les gains de productivité et de croissance du PIB. Les deux présidents ont (très) souvent été en accord avec la vision syndicale.

L’objectif principal était de faire adhérer les deux présidents de parti à un maximum de nos revendication (caractère contraignant de la concertation sociale, suppression de la correction du « handicap salarial historique et de la marge de sécurité, marge salariale indicative…). Ce qu’ils ont fait ! S’ils respectent leur engagement, ils devraient être des alliés de taille pour œuvrer à la modification de la loi de 1996 et pour faire de sa réforme une priorité dans la discussion d’un futur accord électoral lors des prochaines élections législatives. 

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