Travailleurs.ses de la santé : après les applaudissements, des droits !

 

C'est une évidence, nous faisons face aujourd’hui à une crise sanitaire sans précédent. Cependant,  il est bon de rappeler que cette crise émane de choix politiques visant à réduire des dépenses prétendument « trop élevées » dans les soins de santé. Et ce depuis plusieurs années. Ces choix politiques balaient également d'un revers de la main les besoins en termes de garde-malades, garde d’enfants ou aide aux personnes âgées. Il est grand temps d'en constater les dégâts, et d'y remédier.

 L’un des constats les plus importants que nous avons pu tirer de cette crise sanitaire est que le secteur des soins et du care sont fondamentaux pour le bien-être de notre société. Une autre constatation, qui n’est pas neuve, met en lumière que les travailleurs.ses de ces secteurs sont particulièrement précarisé.e.s, peu valorisés et souvent non-reconnus voire invisibilisés. C’est le cas de toutes ces travailleurs.ses du care qui soignent nos enfants, nos parents ou nos malades.

 Parmi eux, une grande partie de travailleurs.ses migrant.e.s avec et sans papiers, dont une très grande majorité de femmes.

 La lutte doit s’articuler afin que leur travail soit valorisé et professionnalisé, et cela passe pour certain.e.s par l'obtention d'un droit de séjour. Pourquoi ? Premièrement, simplement parce que ceci permettrait de formaliser le travail au noir. Deuxièmement, parce que cela permettrait à ces nombreux.ses. travailleurs.ses d'enfin contribuer à la solidarité nationale à travers les mécanismes liés à la répartition des richesses grâce à la sécurité sociale !

 Il faut ajouter qu’aujourd’hui, en plus, malgré l’urgence sanitaire persistante et les risques qui y sont liés, aucune mesure gouvernementale n’a pris en compte l’occupation des travailleurs.ses sans papiers dans des emplois précaires, sans protection ni possibilité de contrôle de leur état de santé. Le risque de propagation du coronavirus sera toujours plus élevé tant que leur sort ne sera pas réglé par une formalisation du travail et de leur séjour. Les exemples de Singapour, de l’Espagne, de l’Italie ou encore du Portugal sont criants en la matière. Etant donné l’urgence sanitaire, décuplée par le déconfinement, il est plus que temps de les régulariser.

Nous ne pouvons plus fermer les yeux aujourd’hui ni sur les besoins de notre société, des travailleurs.ses du secteur (y compris les infirmières à domicile, le personnel des maisons de repos et de soins, les travailleuses du care, les aidant.e.s proches à domicile, etc.), ni sur l’absence de prise en compte des groupes les plus vulnérables comme celui des personnes migrantes et sans papiers.

Pour toutes ces raisons, le comité des travailleurs.ses migrants.es avec et sans papiers de la CSC Bruxelles, dont la Ligue des travailleuses domestiques, soutient avec force et volonté une lutte pour la santé, la dignité et la justice sociale pour toutes et tous.

Agissons ensemble!

Rejoignez notre action ce dimanche 13/09/2020 à Bruxelles! Objectif? Soutenir les travailleurs.es de la santé et les travailleurs.es sans papiers, en appelant à la régularisation de ces derniers! 

Venez visionner l'Avant-Première du film "Nous, les domestiques modernes" les samedi 26/09/2020 de 17 à 19h au cinéma Vendôme! Ce film livre un autoportrait collectif de femmes combatives. Dans l’intimité du groupe, ces femmes en séjour irrégulier témoignent de leurs craintes et de leurs espoirs.

 

 

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