Négociations sectorielles bloquées: on ne se contente pas de miettes

Le mercredi 13 novembre nous nous sommes réunis à nouveau dans l’espoir d’aboutir à un accord digne de ce nom pour les nombreux travailleurs du secteur. Cependant, il s’est avéré rapidement qu’il y avait très peu de volonté du côté des employeurs.
                                                                 
Après avoir donné, une fois de plus, des mauvaises nouvelles du secteur, les employeurs ont fait une ‘proposition ultime’:

  • Une prime unique sous forme d’écochèque, de 0.6% de la marge. Cela représente environ 125 euros pour un travailleur à temps plein. Pour un travailleur à mi-temps, ce n’est plus que la moitié! Le paiement serait effectué en mai 2020.
  • Continuer à soutenir et à élargir le fonds pour la soutenabilité du travail. A cet égard, il est important de mettre en place une prime d’encouragement pour le congé parental.
  • Elaborer une CCT 104 (mesures pour les travailleurs plus âgés, sans qu’ils donnent plus de détails pour autant).
  • Se mettre d’accord sur les ‘bonnes pratiques’ concernant la mobilité, les travailleurs plus âgés et le harcèlement sexuel.
  • Les employeurs nous ont également présenté une ‘cerise sur le gâteau’ : en 2020, la prime syndicale augmenterait de 5 euros (115 euros).

Or, à nos yeux, il ne s’agit pas d’un gâteau, mais plutôt de quelques miettes. Ces dernières années, nous entendons de plus en plus souvent que : 
• Les salaires bruts doivent augmenter rapidement;
• Le métier d’aide-ménagère ne peut pas être exercé jusqu’à l’âge de la pension, il doit devenir plus faisable;
• Le support et les opportunités en matière de formation sont minimes;
• …

Nous ne sommes pas les seuls à le dire: de plus en plus d’études démontrent la même chose. Nous ne retrouvons pas de solution dans la proposition dite ‘ultime’ des employeurs, bien au contraire. Cette proposition ne tient guère compte des revendications des plus de 140.000 travailleurs du secteur. Cela prouve ce groupe de personnes ne sont pas valorisées ni respectées, même par leurs propres employeurs! On oublie trop souvent que les aides-ménagères, jour après jour, font le ménage dans plus d’un million de familles.

Notre syndicat est d’avis qu’il faut négocier tant qu’on peut, mais qu’il faut passer à l’action lorsqu’il n’y a plus d’autre issue! Nous sommes arrivés à un point où les négociations sont dans une impasse. Nous n’organisons pas d’actions pour notre plaisir, mais elles seront indispensables afin de donner un signal clair aux employeurs. Ça suffit de considérer les aides-ménagères comme des citoyens de seconde classe! 
Prochainement, nous nous réunissons avec les permanents de notre centrale afin de préparer des actions. Nous souhaitons également faire entendre notre voix sur les média sociaux !  C’est pourquoi nous avons constitué cette pancarte.  Prenez-vous en photo avec elle et partagez-la sur Facebook, Twitter, Instagram,... avec le #Onlacherien. 

Nous vous tiendrons informé(e)s !

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