Le secteur des titres-services nécessite un meilleur financement

La CSC Alimentation et Services est disposée, en collaboration avec les employeurs, à se rendre auprès des autorités afin de discuter de la durabilité du secteur.

En l’espace de 15 ans, le secteur des titres-services est devenu un secteur important, employant plus de 140.000 travailleurs.  Les négociations sectorielles y sont laborieuses.  Pia Stalpaert, présidente de la CSC Alimentation et Services l’exprime en ces termes :  ‘’les employeurs n’acceptent d’accorder la marge salariale de 1,1 % qu’à condition d’avoir la certitude que le système des titres-services continue à recevoir des subsides. Pour nous aussi, la durabilité du secteur est essentielle pour garantir l’emploi et des conditions de travail et de salaire équitables. Nous sommes par conséquent disposés à nous rendre, en collaboration avec les employeurs, auprès des autorités afin de discuter de la durabilité du secteur.” La CSC Alimentation et Services réprouve toutefois fermement l’attitude des employeurs pendant les négociations sectorielles en cours. “Nous réprouvons le fait que les employeurs s’abritent derrière les autorités et ne laissent aucune marge aux négociations salariales. Les travailleurs sous contrat titres-services accomplissent un travail lourd et important.  Comment se fait-il dès lors que le prix des produits de nettoyage dont ils doivent se servir au travail augmentent en raison de l’indexation alors que leur salaire n’évolue pas ? Cela témoigne selon nous d’un manque de respect envers les travailleurs.”
La CSC Alimentation et Services a lancé une campagne sur les médias sociaux sous le hashtag ‘#onlacherien’. “Nous ne renoncerons pas aux négociations sectorielles et souhaitons aboutir à court terme à un accord salarial pour les travailleurs du secteur.  Dès que le financement supplémentaire sera réglé, nous retournerons à la table des négociations avec les employeurs.  Nous voulons également examiner à long terme l’apport dont nous pouvons faire bénéficier les travailleurs.  Répétons cependant clairement que nous ne renoncerons pas à la hausse salariale.”
 

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