Jean-Bernard Robillard

Jean-Bernard Robillard, ex-coursier Deliveroo, membre du Collectif des coursiers

«Je ne trouvais pas de boulot, j’avais un appart à payer, pas de chômage… Je n’ai pas eu le choix. J’y ai bossé d’avril 2016 à janvier 2018, une moyenne de 35 heures par semaine avec un contrat salarié via Smart. Je gagnais 1.500 euros net par mois. J’ai réalisé 5.347 commandes et parcouru près de 20.000 km. Les premiers mois, c’était cool. Mais Deliveroo a rompu le contrat avec la Smart pour faire passer tous les coursiers sur le statut d’indépendant en février 2018. On était dès lors payé à la tâche.

Deliveroo joue sur la coolitude du métier, un univers qui parle aux jeunes et qui masque la précarité des statuts et des conditions de travail qui s’empirent. Pour défendre nos droits, j’ai intégré en 2017 le Collectif des coursiers. La CSC a accompagné celui-ci sur différents événements, en particulier sur les mouvements de grèves et les négociations de fin 2017, début 2018. Le Collectif organise des permanences le jeudi soir qui sont aussi des espaces de rencontre, de partage et d’échanges. Je travaille maintenant à la Smart comme accompagnateur de projets.

J’ai écrit une lettre ouverte à Mathieu de Lophem, gérant de Deliveroo Benelux, pour rebondir sur certains des propos qu’il a tenus dans un entretien au journal Le Soir du 25 septembre 2018 «Quel projet de société Deliveroo veut-il nous livrer?» J’y aborde les questions d’assurance, de rémunération, de flexibilité, de loi sur mesure qui profitent largement à l’employeur et pas aux coursiers. À lire en ligne.»

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