La diversité, une vraie chance

En entreprise, on entend souvent des réflexions du style : “ La fille du 1er est à peine enceinte, qu’elle est déjà écartée ", "Mon collègue est africain, "L’intérimaire est un jeune d’origine marocaine", "La dame qui nettoie est polonaise", "J’ai l’impression que le type du 2e est homo"...

Certains représentants pensent que ce sont des questions trop compliquées, trop risquées car ce sont des sujets qui dérangent. Ils pensent que pour les collègues les axes revendicatifs, c’est la protection de l’emploi et le pouvoir d’achat. 

Lutter contre les discriminations et pour l'égalité de traitement dans l'entreprise, est-ce notre affaire ?

 
Le contraste entre l’adhésion unanime à des valeurs humanistes et la mobilisation concrète sur le sujet de la lutte contre les discriminations est flagrant. Souvent on peut observer que l’engagement antidiscriminatoire est avant tout considéré comme une position individuelle, une affaire de personne, non d’un collectif. Le sujet des discriminations, parce qu’il met en jeu les représentations personnelles, particulièrement variables de l’altérité, dérange, divise et est redouté par certains. Pourtant dans les entreprises, nous travaillons avec des collègues de profils différents : des femmes et des hommes, des jeunes et des travailleurs plus âgés, des personnes de toute origine s’exprimant dans différentes langues à la maison, des travailleurs expérimentés, de niveaux d’études variés, des diplômes et qualifications différents. Cela se passe souvent bien mais il arrive encore souvent que des incidents arrivent, que des comportements abjects surviennent, que des travailleurs souffrent à cause de faits de violence et de harcèlement, parfois il s’agit de harcèlement à caractère raciste avec violence physique.

Comme syndicaliste, que faut-il faire ? La lutte contre les discriminations peut-elle se cantonner à des actions particulières ou est-elle reliée à un ensemble d’actions auxquelles elle est plus ou moins intégrée ? Cette lutte s’enracine dans l’optimalisation des compétences des Conseil d’entreprise et Comité pour la prévention et la protection du travail.

Les élections sociales, organisées au niveau des entreprises, constituent un scrutin très éclaté, qui prend tout son sens au niveau des entreprises elles-mêmes. Les organisations syndicales sont seules habilitées à présenter des candidats lors de la constitution de la liste, respecter la mixité homme/femme et la mixité culturelle proportionnellement à la composition du collège en proposant des candidats de tous les départements, de toutes les fonctions, oser la diversité, c’est un pas vers le succès de la démocratie.

Les élections sociales représentent une réponse aux déclarations du type « les syndicats ne sont pas représentatifs ». Ce sont les élections les plus représentatives, avec des candidats que l’on connaît parce que l’on vit avec eux au quotidien, on sait comment ils agissent. La proximité c’est-à-dire être le plus près des travailleurs et l’accessibilité sont des atouts majeurs. 

L’addition des différences démultiplie la solidarité et l’efficacité.

Personalization