Mobilité au travail : les alternatives existent !

 

Aujourd’hui, la voiture reste toujours le moyen de déplacement privilégié pour se rendre au travail mais elle régresse au profit des transports en commun et du vélo. A l’occasion de la Semaine de la Mobilité (qui a eu lieu en septembre), penchons-nous un peu sur la question de la mobilité au travail et les alternatives possibles à l’automobile.

Certaines pratiques sont parfois ancrées dans notre manière de vivre. C’est ainsi qu’une large majorité de Belges prennent encore systématiquement la voiture pour aller travailler. Pourtant, les embouteillages, les pertes de temps, le réchauffement climatique, la pollution sonore et le stress peuvent être autant de raisons d’abandonner les trajets en voiture seul pour choisir un moyen de transport alternatif.

 

A vélo au boulot ?

Prendre son vélo pour aller au boulot, c’est combiner santé, travail, économie et écologie. A quoi faut-il penser pour se lancer ? Prévoir un bon équipement : des vêtements étanches pour se protéger des mauvaises conditions climatiques, un bon vélo pour contrôler son effort, un porte-bagage pour transporter ses affaires, un casque et un éclairage pour une sécurité optimale.

 

 Axel pédale chaque jour 36 kilomètres (aller-retour) pour rejoindre Charleroi au départ d’Hanzinelle. « 1h15 de vélo par jour, c’est parfait pour la forme ! Et puis honnêtement, je mettrais autant de temps en voiture. » Evidemment, le principal inconvénient est la météo. « Le mauvais temps arrive... mais avec un bon équipement, cela se passe bien ». Et puis, l’avantage financier est bien présent. « Quand je vois les économies réalisées par rapport à la voiture, il n’y a pas photo ».

 

Les travailleurs qui se rendent au travail en vélo peuvent percevoir de leur employeur une indemnité. Le montant de celle-ci est calculé en fonction des kilomètres parcourus. Par exemple, pour une distance de 5 km entre domicile et lieu de travail, le travailleur reçoit chaque année 0,23€ x 5 km x 2 (aller-retour) x 220 jours de travail effectivement prestés = 506€ exonérés d’impôts. Un vélo de société, un abonnement à un service de vélos partagés, des équipements et des services d’entretien peuvent également être exonérés d’impôts.

 

 Envie d’en savoir plus sur le sujet ?
 La brochure « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le vélo pour le boulot » sur le site www.rise.be répondra à toutes vos questions.

 

Métro, bus, tram, train : aller travailler en transports en commun

Avec de plus en plus de possibilités, surtout dans les grandes villes, les transports en commun peuvent se dessiner comme une alternative de choix à la voiture pour se rendre au boulot. Geste écologique indéniable, il permet également de réduire les nuisances sonores et favorise l’activité physique. Parfois, certains travailleurs doivent combiner plusieurs transports en commun pour atteindre leur lieu de travail.

 

 C’est le cas d’Allix qui prend chaque jour le train de Tournai jusqu’à Bruxelles-Nord pour ensuite prendre un tram. Son trajet a une durée moyenne d’une heure et demie. « J’ai fait ce choix pour une question financière (la carte train est prise en charge par mon employeur) et pratique. Je n’imagine même pas traverser Bruxelles en voiture le matin ! » Et puis, elle est libre de faire ce qu’elle veut durant son trajet. « Je peux lire, bosser, faire ma liste de courses, dormir... bref tout ce que je ne pourrais pas faire au volant ». Une bonne dose d’organisation est nécessaire pour prévoir les déplacements et il faut parfois jongler avec les aléas de la STIB et de la SNCB. « Mais franchement, cela me semble minime par rapport à la chance d’avoir trouvé un job dans un domaine qui me plaît. Si je dois faire de la route pour ça, faisons-la ! »

 

Allix évoquait notamment la question financière. Si vous empruntez les transports en commun, votre employeur interviendra dans vos frais. En train, l’intervention de l’employeur se calcule sur base de la distance exprimée en kilomètres, quelle que soit la distance parcourue. En métro, tram et/ou bus, l’employeur est tenu d’intervenir dans vos frais si la distance parcourue est égale ou supérieure à 5 kilomètres à partir de la halte de départ.

 

 N’hésitez pas à surfer sur le site du SPF Emploi pour obtenir plus d’informations.

 

Et le covoiturage dans tout ça ?

Le covoiturage apparaît de plus en plus comme une option pratique, économique et agréable pour se rendre au boulot.
 Elodie a commencé le covoiturage il y a un peu plus de deux ans. Tous les matins, elle quitte Wanfercée-Baulet pour rejoindre sa collègue sur un parking à quelques minutes de chez elle. Ensemble, elles prennent la direction de Braine l’Alleud. « Cette formule permet de partager les frais d’essence et puis, l’usure de la voiture est moins rapide puisque nous alternons chaque semaine ». Certes, l’aspect écologique est également important mais pas seulement... « C’est tellement plus convivial de faire la route à plusieurs. On discute durant le trajet, ça passe plus vite. Et puis, j’apprécie aussi le fait de ne pas devoir toujours conduire, c’est plus reposant. » Elle reconnaît qu’il faut parfois s’organiser, notamment au niveau des horaires de chacune. « Mais cela en vaut la peine. Et puis, nous avons même un parking réservé plus proche du bâtiment grâce à notre covoiturage ! »

 

Si votre déplacement domicile-travail est de 40 km et que vous covoiturez avec une seule personne à tour de rôle, tous les jours de la semaine, vous pouvez économiser 2.150€ par an ! En plus de partager les frais, vous pouvez bénéficier sous certaines conditions d’un avantage fiscal associé au covoiturage.

 Envie de se lancer dans l’aventure mais à la recherche d’informations complémentaires ? La brochure « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le covoiturage » vous aidera.

 En changeant un peu ses habitudes ou sa manière de voir les choses, il est possible de se rendre au boulot autrement que derrière le volant de sa voiture. Cela nécessite généralement un peu d’organisation mais très vite, on devient vite gagnant à tous points de vue.

 

Alice Mazy

 

 

Faites sauter les bouchons !

Chaque année, en septembre, la Semaine de la Mobilité bat son plein partout en Europe. Son but est de sensibiliser les citoyens à l’utilisation de moyens de transports alternatifs et d’encourager les villes européennes et les entreprises à promouvoir ces modes de transport et à investir dans des infrastructures adéquates. Pour cette édition 2017, la Wallonie a décidé de « faire sauter les bouchons !» Toutes les réponses à vos questions sur la Semaine de la Mobilité sont sur http://mobilite.wallonie.be/

 

La CSC a sa cellule Mobilité

La cellule Mobilité de la CSC publie régulièrement des actualités, des brochures, des témoignages sur le sujet. C’est une mine d’informations utiles pour tous ceux qui souhaitent trouver une alternative à leur mobilité ou aux délégués qui souhaitent développer cette thématique sur le terrain. Plus d’informations sur www.cscmobilite.be

Personalization

Votre navigateur web n'est pas supporté par le site de la CSC. Cliquez-ici pour installer une version plus récente.