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Mondelez : bienvenue au pays des vampires

 

Côte d’or, Hollywood, Lu, Milka, Oreo… Vous avez déjà sûrement mangé sans le savoir l’un des produits de la marque Mondelez. Ce géant des snacks salés et sucrés, né en 2012 de la scission de l’américain Kraft Foods, s’est en effet largement imposé dans le monde de l’industrie agroalimentaire et nos assiettes. Avec une recette bien particulière… qui nous file la nausée.


Derrière Mondelez, on retrouve deux fonds d’investissement américains, Trian Fund Management et Pershing Square Capital. « Leur loi : couper les coûts pour récupérer «un max de cash » ! », résume Capital, dans son numéro d’octobre, et dont s’inspire notre article.1

 

Le capitalisme à son paroxysme

De rachats en reventes en passant par les fusions, les deux fonds d’investissement jouent ainsi avec le cours de la Bourse pour faire monter la valeur des actions, et ramener un maximum de liquide dans la poche des actionnaires. Comment ? En se débarrassant des marques sans vocation mondiale (comme Carambar, Malabar, Krema), ou trop instables dans le prix des matières premières (comme le café). Mais aussi en mutualisant toutes les fonctions support comme l’informatique ou les ressources humaines. C’est ainsi qu’aujourd’hui la compta se trouve à Noida (Inde) et les formations à Manille (Philippines). Et enfin, la méthode ZBB, pour Zero-Based Budget, consiste à renégocier chaque année son budget en redémarrant de zéro. Radicale, puisqu’elle a permis de réduire les coûts de 40% en deux ans : événementiel, déplacements, sponsoring, vigiles, snacks et fleurs à l’accueil… tout y passe.

 

Avec, évidemment, des conséquences dramatiques pour les travailleurs du groupe. Ni sentiments ni scrupules au pays de Mondelez, les salariés sont balancés au gré du cours de la Bourse : 5.000 personnes virées en deux ans, rien qu’en Europe ! Une situation que nous ne pouvons plus supporter, et contre laquelle l’équipe CNE des sites belges a décidé d’agir (voir ci-contre).

 

 

Julie Coumont

1  « Le gang des cost-killers a encore frappé », Capital n°301, octobre 2016.  « Le gang des cost-killers a encore frappé », Capital n°301, octobre 2016.

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