Un autre monde est nécessaire. Ensemble, il devient possible !

C’était la raison d’être du 12ème Forum social mondial organisé à Montréal.C’est aussi la raison pour laquelle la CNE était, une fois encore, présente.

 

 

Chaque année, depuis 1971, se tient à Davos le Forum économique mondial. Des dirigeants d’entreprises et des chefs d’Etats et de gouvernements (principalement des Etats-Unis et de l’Union européenne) s’y retrouvent, pour « améliorer le fonctionnement économique au niveau mondial ». Comprenez : augmenter la rentabilité des investissements. Pas de place ni pour les pays en développement, ni pour les associations citoyennes, environnementalistes, les ONG ou les syndicats. Pas non plus de vision sociale des problèmes de la planète et des solutions à mettre en œuvre.

 

Il y a forum… et forum

C’est donc en opposition à la gestion économique de la planète par quelques-uns que le Forum social mondial a été lancé en 2001. C’est le rassemblement de dizaines de milliers d’altermondialistes qui débattent, sans tabous, pendant 5 jours, pour imaginer un monde plus juste, plus égalitaire, plus écologique, plus démocratique, plus humain.

 Le forum est une espèce de « grand marché », où chacun peut proposer des thèmes de débat et trouver quelque chose qui l’intéresse parmi les tables rondes, les conférences et les ateliers de discussion organisés. L’objectif est de partager sa réalité, débattre, amener des idées nouvelles et des pistes d’actions qui permettront de changer positivement les choses.

 

Trois accents CNE

Parmi 1200 activités organisées, la CNE s’est focalisée sur 3 thèmes. Tout d’abord, les femmes : une fois de plus nous avons pu constater que le quotidien des femmes était difficile, et que partout elles doivent se battre pour faire valoir leurs droits. La CNE a mis l’accent sur l’importance des femmes dans le combat syndical.

 

 Ensuite, la commercialisation de la santé : le manque d’accessibilité aux soins qui en découle est un problème qui prend de l’ampleur, partout dans le monde. Les services publics sont de plus en plus malmenés, la privatisation avance à grands pas. La CNE et la CSC Services Publics ont été à l’initiative d’une « Déclaration des mouvements sociaux sur la marchandisation et l’accès aux services publics et la lutte contre l’austérité » qui reprend des engagements et quelques dates pour des actions précises.

 

 Enfin, les traités de libre échange ont été au centre de beaucoup de débats. Ils font des dégâts partout. Certains pays y ont déjà goûté (ALENA signé en 1994 entre le Canada, le Mexique et les Etats-Unis, l’Accord d’Association signé en 1995 entre la Tunisie et l’Union européenne…) et nous ont fait part des conséquences désastreuses que ces traités ont eu sur la population.

 

 Les « nouveaux » traités (TTIP, CETA, TISA) sont encore plus inquiétants. Une dynamique de lutte contre ces traités existe déjà de part et d’autre de l’Atlantique. Le Forum a permis de créer des réseaux pour échanger des informations, renforcer les mobilisations et faire converger ces luttes dans un plan d’action coordonné.

 

Et maintenant?

Des échanges riches que nous a offerts le Forum, nous sommes ressortis encore plus convaincus de la justesse et de la nécessité de nos combats, de nos actions.

 

 Plus que jamais nous devons, en tant que syndicat structuré et professionnalisé, créer des plateformes avec les associations, les ONG, les citoyens, les agriculteurs, les bénéficiaires… pour changer l’ordre des choses établi.

 

 Dans l’une de ses conférences au Forum, Riccardo Petrella nous a lancé le défi de 3 audaces mondiales : mettre hors-la-loi ce système financier qui est criminel et ne produit pas de richesse réelle pour les gens, éliminer la pauvreté qui n’est pas un phénomène naturel et arrêter les guerres. Notre combat syndical quotidien doit s’inscrire dans ce genre de projet audacieux!

 

 

Marie-Agnès Gilot

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