Devenir délégué syndical ? Même pas peur !

 

Vous travaillez dans une entreprise qui compte au moins 50 membres du personnel ? En mai 2016, les élections sociales vous permettront de choisir vos délégués, qui négocient vos conditions de travail et de salaire avec votre employeur. Première condition pour organiser ces élections : qu’il y ait des candidats et candidates ! Pourquoi pas vous ?

 

Par souci de justice, par envie d’autres horizons, par besoin de prendre la relève, par hasard… Il y a mille et une raisons de se lancer dans l’aventure syndicale. Tout comme il y a de multiples appréhensions, partagées au départ par beaucoup de militantes et militants. Qu’en penser, après avoir vécu l’expérience d’un mandat syndical ? Voici les réponses de délégués qui se sont engagés en 2012, lors des dernières élections sociales.

Voir notre vidéo

 

 

Peur d'être incompétent ?

S’engager à défendre les collègues, alors qu’on n’a aucune connaissance du droit du travail ni compétence particulière ? Oui, c’est possible ! Et c’est d’ailleurs ce que fait la grande majorité des délégués. Le travail syndical s’apprend en effet sur le terrain, pas à pas, et surtout en équipe. Dans l’entreprise, les délégués expérimentés partagent leurs connaissances et leurs pratiques. Par ailleurs, la CNE apporte tous les outils nécessaires, organise les formations et soutient les militantes et militants, via leur secrétaire permanent : un ou une professionnelle de référence, qui se tient à leur disposition pour tout problème ou question. Peu importe le diplôme, peu importe l’expérience, devenir délégué syndical est à la portée de toutes celles et ceux qui ont envie de s’engager et d’apprendre.

 

 

Peur d'être lobotimisé ?

Doit-on se conformer à la pensée unique des syndicats lorsqu’on enfile sa casquette de délégué ? Bien sûr que non ! D’abord parce qu’il n’y a pas de pensée unique au sein de la CNE. Toute la richesse de notre organisation syndicale se trouve justement dans les échanges d’expériences et de points de vue des délégués, qui nous permettent d’élaborer et de porter, ensemble, un projet social fondé sur des valeurs communes. Le débat et l’écoute font partie intégrante de notre fonctionnement et amènent au contraire les militants à réfléchir et penser par eux-mêmes.

 

 

Peur d'être mal perçu ?

L’image des syndicats n’est pas toujours positive dans l’opinion publique. Mais dans l’entreprise, les délégués font une tout autre expérience. Reconnaissance, gratitude, confiance, respect, sont les mots qui reviennent le plus souvent dans la bouche des militantes et militants déjà engagés. Parce qu’ils défendent leurs collègues, parce qu’ils deviennent leur porte-parole ou leur conseiller, répondent à leurs questions ou règlent les conflits, les délégués syndicaux deviennent rapidement des personnes de référence et de confiance auprès de leurs collègues. Un rôle gratifiant, source de grandes joies et de petites fiertés.

 

 

Peur d'être confronté à l'employeur ?

Adieu promotions, bonjour mesures de rétorsion ? Heureusement, non. Le rôle de délégué syndical est clairement ancré dans notre système de concertation sociale, et l’employeur sait qu’il a tout intérêt à jouer le jeu. Si au départ le banc patronal peut intimider, le dialogue s’installe ainsi rapidement. Les travailleurs portent alors leur casquette de délégués syndicaux et s’adressent à leur direction au nom de leurs collègues. Une légitimité qui n’échappe pas à l’employeur et qui donne toute l’assurance nécessaire pour tenir le rôle.

 

 

Peur d'être débordé ?

Finis les loisirs et le temps libre ? Rassurez-vous : le temps syndical est avant tout du temps de travail. L’employeur est en effet tenu de libérer du temps normalement consacré au travail pour permettre aux délégués de se réunir, se former et accomplir leurs missions syndicales. Ce qui signifie que la plupart du travail syndical s’effectue à la place du métier de base. Le reste est assumé en fonction des disponibilités de chacun avec, comme récompense, la gratitude des collègues ou la satisfaction d’ouvrir ses horizons.

 

 

Peur de ne rien y gagner ?

Au bout d’un mandat de 4 ans, les militantes et militants sont unanimes : assurance, confiance en soi, ouverture, diplomatie, capacité d’écoute, esprit constructif, critique, positivité, rencontres… l’expérience syndicale développe une foule de compétences relationnelles et sociales, qui se répercutent dans le travail mais aussi la vie privée. Se découvrir, s’affirmer, grandir… c’est aussi ça, s’engager dans le syndicat !

 

 

Même plus peur ?

Engagez-vous à la CNE !

Parce qu’elle soutient ses délégués, partage son expertise, prend chacune et chacun en considération, développe l’esprit d’équipe et porte un projet social durable et cohérent, la CNE est la centrale syndicale qui mise sur ses militants, ses affiliés et sur l’avenir. Envie d’en savoir plus ? Rendez-vous sur www.devenezcandidatcsc.be ou www.lacne.be!


Voir notre vidéo

Personalization

Votre navigateur web n'est pas supporté par le site de la CSC. Cliquez-ici pour installer une version plus récente.