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Back to work : la valse-hésitation

 

Dans notre dossier d’octobre 2015, la question du retour progressif des personnes en incapacité de travail était posée. Deux alternatives coexistaient :

  • La première, soutenue par les interlocuteurs sociaux, imaginait un retour volontaire, avec un accompagnement multidisciplinaire (les médecins traitants, les médecins-conseils et les médecins du travail travaillant de concert) et une visée volontariste de retour progressif au travail, avec une palette de mesures pour faciliter ce retour (adaptation de postes, retour progressif en intensité, etc.).
  • La seconde, présentée dans l’accord de gouvernement, imaginait plutôt les personnes en incapacité comme des personnes à activer, voire des fraudeurs à débusquer. La visée était plutôt obligatoire, pilotée par le médecin-conseil de la mutuelle, avec des sanctions à la clé.

 

 

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Le moins que l’on peut écrire est qu’il règne une confusion importante autour de ce dossier. La presse se faisait l’écho le 13 novembre d’un abandon du système de sanction, rencontrant ainsi la principale requête syndicale. Mais il ne faut jamais crier victoire trop vite. La fameuse sanction de -10% n’est pas morte, loin s’en faut. Sous la pression du cabinet De Block et de la NVA, le principe de la sanction fait son retour. Ce 25 novembre, de nouvelles révélations pointaient la volonté de retirer 10% de leur allocation aux malades de longue durée qui, malgré un avis médical positif, ne font pas assez d’efforts pour reprendre le travail ! La question restante serait de savoir à qui cette sanction s’appliquerait : avec ou sans contrat de travail, après quelle durée, selon quelles circonstances…

 

Les organisations syndicales veulent continuer à croire que le travail de longues années de nombreux acteurs sera pris au sérieux et que ce gouvernement ne peut continuer à évacuer le fruit de la concertation impunément. Ce projet de sanction doit quitter la table.


Sébastien Robeet

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